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Trie-sur-Baïse : les maires de 22 communes veulent garder la trésorerie et cherchent à faire entendre leur colère

© R.Cothias/France 3 Midi-Pyrénées
© R.Cothias/France 3 Midi-Pyrénées

Alors que le congrès des maires de France s'ouvre demain à Paris, coup de projecteur sur des élus en proie au doute. A Trie sur-Baïse dans les Hautes-Pyrénées, 22 élus se sont rassemblés devant la perception pour dire leur opposition à sa fermeture. Des élus qui se sentent de plus en plus isolés. 

Par CL + Régis Cothias

Pas de slogan, de défilé, de coup d'éclat. C'est un simple rassemblement. 22 maires venus des communes autour de Trie-sur-Baïse, unis pour s'opposer à la disparition de la trésorerie. Un service public en moins, mais une fermeture en trop. 


Réorganisation des cantons, nouvelles compétences mais dotations réduites, les élus encaissent la succession de réformes, au mieux incomprises au pire inadaptées aux zones rurales.

"Je pense pas qu'il y ait du mépris mais on nous oriente vers des moyens de communication par internet, etc. On ne prend pas en compte la réalité des territoires. Territoires vieillissants, mal desservis par internet."

Et peu importe les pétitions ou les rassemblements déjà organisés, la trésorerie ferme à la fin de l'année. En signe de protestation, les élus veulent agir lors du prochain scrutin électoral.

"Puisqu'on ne nous écoute pas, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on rend nos écharpes ? On a dit il va y avoir  des élections nationales, européennes. On ne va pas tenir les urnes."

Une désobéissance citoyenne pour contenir un mouvement qui va même au-delà des services publics : à Trie-sur-Baïse, la Caisse d'Epargne elle aussi ferme. 

Selon un sondage réalisé à l'occasion du congrès des maires qui commence demain à Paris, la moitié des maires n'a pas l'intention de se représenter lors du prochain scrutin municipal. Cette lassitude touche en particulier les élus des petites communes, sans grands moyens et lassés par les réformes et par la disparition de services publics en zone rurale.


Le reportage de Régis Cothias et Emmanuel Fillon

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