L'autopsie pratiquée sur le corps de l'Héraultaise enceinte de huit mois, retrouvée morte et nue sur son lit, ligotée et les yeux bandés à Ustaritz, au Pays basque, a établi qu'elle avait été asphyxiée par le bâillon qu'elle avait dans la bouche, a précisé le parquet de Bayonne, ce vendredi.
C'est le compagnon de la victime qui avait prévenu les secours mercredi soir lorsqu'il avait trouvé le corps de la jeune femme de 23 ans dans l'appartement qu'elle occupait à Ustaritz.
La victime, enceinte de 8 mois, originaire de Béziers, était élève infirmière à Bordeaux et avait décidé de venir à Ustaritz, près de Bayonne, chez sa mère, pour y passer les dernières semaines de sa grossesse.
Son compagnon, intermittent du spectacle et par ailleurs étudiant en sophrologie à Bordeaux, ne résidait pas avec elle à Ustaritz.
Agé de 23 ans lui aussi, il avait participé à une émission de télé-réalité diffusée cet été, "10 couples parfaits", a indiqué une source proche de l'enquête, confirmant une information donnée par des médias spécialisés.
"Le corps se trouvait sur le lit de la chambre à coucher, les poignets et les chevilles ligotés, les yeux bandés, et bâillonnée avec des torchons", avait expliqué jeudi lors d'une conférence de presse le procureur de la République à Bayonne, Samuel Vuelta Simon, citant également des "traumatismes violents et répétés, à la face principalement".
L'autopsie du corps de la victime a effectivement mis en évidence des "lésions traumatiques du visage", notamment une "fracture du nez", indique le procureur dans un communiqué vendredi.
L'autopsie n'a pas encore déterminé si la victime avait subi des violences sexuelles. Et surtout, "elle confirme que le décès est consécutif à un syndrome asphyxique majeur, avec obstruction des voies aériennes supérieures" par le bâillon.
Aucune trace d'effraction n'a été retrouvée sur les lieux du crime.
Une enquête de flagrance a été ouverte sur cet "acte criminel particulièrement violent sur une personne vulnérable", car à un stade avancée de sa grossesse, avait souligné le procureur de Bayonne.
Elle mobilise cinquante gendarmes, a souligné le lieutenant-colonel Laurent Lesaffre, de la Section de Recherches de la gendarmerie de Pau.
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