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18 migrants de Calais à Montpellier 5 sont déjà repartis pour Dunkerque

Graffitis dans la zone de la jungle de calais au moment de son évacuation le 29 février 2016 / © maxppp
Graffitis dans la zone de la jungle de calais au moment de son évacuation le 29 février 2016 / © maxppp

18 migrants sont arrivés à Montpellier hier soir en provenance de la jungle de Calais. Ils sont hébergés dans l'ancienne caserne de gendarmerie de Celleneuve. Ce sont des hommes seuls venus d'Irak, d'Iran, d'Erythrée ou du Soudan. Mais 5 d'entre eux ont repris la route.

Par L.C. et AFP

Alors que le démantèlement de la zone sud de la "jungle" de Calais a repris mardi matin, dans le calme, selon la préfecture du Pas-de -Calais, 43 migrants, répartis en deux bus, ont toutefois été acheminés vers deux CAO (centres d'accueils) près de Bordeaux et à Montpellier.
Selon la préfecture de l'Hérault, 18 migrants sont arrivés à 4 heures du matin à Montpellier et ont été placés dans l'ancienne caserne de gendarmerie du quartier Celleneuve à Montpellier.
Ce sont des hommes seuls âgés entre 22 et 50 ans,venus d'Irak, d'Iran, d'Erythrée ou du Soudan. Ils seraient prêts à demander l'asile en France. Certains vivaient dans le bidonville de Calais surnommé "La jungle" depuis près d'un an.

Cet après-midi, lors d'une conférence de presse organisée par les services de l'Etat et l'association "Deux choses lune", le secrétaire général adjoint de la préfecture de l'Hérault a précisé les conditions de cet accueil. L'ancienne gendarmerie a été spécialement aménagée en vue de l'accueil de ces migrants qui devraient y séjourner 6 mois.
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Cinq choisissent Dunkerque

A peine arrivés à Montpellier, cinq migrants sur les 18 ont choisi de repartir. Direction Dunkerque. Ils espèrent une fois de plus passer en Angleterre.
Ceux qui restent seront accompagnés par l'association "De deux choses lune" spécialisée dans l'hébergement d'urgence. Ils bénéficieront d'un suivi médical. des cours de français sont aussi prévus. Il faudra ensuite déterminer le type de formation adéquat.
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Et pendant ce temps-là à Calais

L'évacuation de la zone sud de la jungle de Calais se poursuit au lendemain des violences qui ont émaillé le début de l'évacuation de cette partie du campement de migrants.
Une vingtaine d'ouvriers de la société Sogéa mandatée par l'Etat, vêtus de gilets oranges, ont commencé à déblayer le terrain des abris de fortune laissés vides, dans un nouveau périmètre de la zone sud jouxtant celui où ils étaient intervenus lundi. Cette zone est vouée à l'évacuation à la suite d'un jugement du tribunal administratif de Lille jeudi.
Deux pelleteuses les aidaient dans leur travail, l'une d'entre elles détruisant par exemple une caravane, vide, à l'intérieur de ce périmètre, sous protection d'un cordon de CRS et le regard d'une cinquantaine de migrants.

Les équipes de maraudes sociales précédaient l'arrivée des ouvriers, tentant de convaincre les migrants de quitter les lieux: "Vous devez partir, votre abri va être détruit", expliquait un membre de ces maraudes à un groupe de migrants soudanais, peu enclins cependant à rejoindre l'un des 102 Centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés partout en France, ni à emménager dans le Centre d'accueil provisoire (CAP), des conteneurs chauffés en périphérie de la "jungle".

Entre 19h00 et 20h00, quelque 150 migrants, certains armés d'une barre de fer, s'étaient ainsi introduits une heure durant sur la rocade portuaire jouxtant la "jungle" de Calais, lançant des pierres ou tapant sur des véhicules en partance vers l'Angleterre, avait constaté un correspondant de l'AFP.

La zone sud de la "jungle", le plus grand bidonville de France, compte entre 800 et 3.450 habitants selon les sources.

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