La faculté des Sciences Montpellier 2 lance le premier Centre spatial universitaire de France

Le premier nanosatellite français "Robusta" - archives / © F3 LR
Le premier nanosatellite français "Robusta" - archives / © F3 LR

Montpellier veut participer à l'aventure spatiale. Des étudiants planchent dessus. Leur créneau, les nanosatellites. Jeudi, le premier centre spatial universitaire français a été mis sur orbite par l'université des Sciences Montpellier 2 avec la fondation Van Allen. Il sera opérationnel en 2015.

Par Fabrice Dubault


Le gratin de l'aventure spatiale européenne était à Montpellier, jeudi matin. Réuni pour souhaiter bon vol au premier centre spatial universitaire français.
Aux commandes, la fondation Van Allen chargée de financer et de développer cette structure réunissant chercheurs et étudiants. Un lancement en présence d'une vedette, Charles Elachi, le papa de Curiosity, le robot qui explore la planète Mars.

Le déclencheur du projet, c'est "Robusta". Il devient le premier nanosatellite universitaire français dans l'espace. Un succès qui va donner des ailes aux Montpelliérains.
Grâce aux compétences démontrées à Montpellier, le futur centre spatial va donc se spécialiser dans les nanosatellites, et attirer 3 entreprises dont Intespace, basée à Toulouse.

Prévu pour l'été 2015, le centre spatial va ainsi offrir de nouveaux débouchés aux étudiants et permettre de créer à terme une centaine d'emplois.

Montpellier : mise en orbite du premier centre spatial universitaire en France
Université des Sciences - Montpellier 2


Ces étudiants de Montpellier 2 ont participé ou participent au programme de conception de nanosatellites. Leur message, "quel que soit votre niveau de formation scientifique vous tous étudiants de Montpellier 2 avez votre place dans nos projets. On a besoin de tout le monde et les débouchés son nombreux".

Montpellier : les étudiants de la faculté des Sciences à l'origine du projet de nanosatellite français - 5 décembre 2013 / © F3 LR V.Luxey
Montpellier : les étudiants de la faculté des Sciences à l'origine du projet de nanosatellite français - 5 décembre 2013 / © F3 LR V.Luxey


Charles Elachi à Montpellier

Le père du robot curiosity était à Montpellier. L'Américain d'origine libanaise, Charles Elachi, dirige le Jet Propulsion Lab de la NASA depuis 2001. Mais il aime à rappeler qu'il a effectué la première partie de ses études universitaires à Grenoble, dont il est sorti diplômé en 1968.

A 66 ans, il est venu à l'université Montpellier 2 pour soutenir le lancement officiel du premier Centre Spatial Universitaire français, fruit d'un co-financement public-privé. Des étudiants de Montpellier 2 y travaillent à la conception de nanosatellites. L'un d'entre eux, "Robusta", est déjà dans l'espace.

Charles Elashi est le "papa" du robot Curiosity, qui a atterri sur Mars le 14 janvier 2013 pour une mission de 2 ans, à la recherche de traces de vie sur la planète rouge. Il a aussi collaboré aux programmes des sondes Magellan et Cassini.

Un astéroïde porte son nom : le 4116 Elachi.

Charles Elachi est venu délivrer deux messages : il faut investir dans la science et l'éducation et il faut rester audacieux en cherchant toujours à repousser ses limites.

Montpellier - Charles Elachi, Directeur du jet propulsion laboratory NASA - 5 décembre 2013. / © F3 LR
Montpellier - Charles Elachi, Directeur du jet propulsion laboratory NASA - 5 décembre 2013. / © F3 LR

 

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