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Montpellier se souvient du 7 janvier 2015

Slogan dans la manifestation Charlie à Montpellier 11 janvier 2015 / © Maxppp
Slogan dans la manifestation Charlie à Montpellier 11 janvier 2015 / © Maxppp

Un rassemblement était prévu à 12 h 30 ce 7 janvier devant le club de la presse de Montpellier en hommage aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo. Quelques 200 personnes se sont retrouvées devant le club de la presse un an après la mort de Cabu, Wolinski, Charb et 9 autres personnes.

Par Laurence Creusot

Montpellier se souvient du 7 janvier 2015 et rend hommage aux victimes de l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo. Un rassemblement était organisé à 12 h 30 place du nombre d'Or dans le quartier Antigone devant le club de la presse. Quelques 200 personnes y participaient.

Le reportage de Sandrine Navas et Enrique Garibaldi

Charlie hebdo un an après : 200 personnes à Montpellier
Reportage S. Navas/E.Garibaldi

Un bus expo pour conserver l'esprit Charlie

Un bus est installé devant le club de la presse de Montpellier pendant cinq  jours. A l'intérieur 35 Unes de Charlie hebdo pour comprendre ce qu'est l'esprit Charlie. 

L'exposition Charlie hebdo à bord du bus


Mercredi 7 janvier 2015. Au 10, rue Nicolas Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, l'équipe de Charlie Hebdo est réunie pour la première conférence de rédaction de l'année.

Sur la table, café et gâteau marbré. Traîne aussi le dernier numéro: Michel Houellebecq, caricaturé en mage décadent, professe: "En 2015, je perds mes dents... En 2022, je fais ramadan!"
Un bruit incongru, "pop pop", vient interrompre une blague entre le dessinateur Charb et le chroniqueur Philippe Lançon. Cagoulés et armés de kalachnikov, les frères Chérif et Saïd Kouachi viennent de faire leur première victime: le webmaster
Simon Fieschi (il survivra).
Les deux assaillants lancent "Allah akbar". Pour s'assurer qu'il est bien là, ils appellent Charb, le directeur de l'hebdomadaire satirique, menacé depuis des années pour la publication des caricatures de Mahomet.
Puis ils tirent "dans le tas", racontera le grand reporter Laurent Léger, miraculé pour s'être "jeté derrière une table dans une encoignure".
En sortant, les jihadistes crient: "On a vengé le prophète Mohamed! On a tué Charlie Hebdo!". Dans leur fuite, ils sèment encore la mort, abattant un policier à terre, Ahmed Merabet.
Bilan: 12 morts parmi lesquels les dessinateurs Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré, l'économiste Bernard Maris.

Riss : "Nous faisons Charlie Hebdo pour le jour où ils reviendront" 


Emu de l'attachement, en France et dans le monde, au slogan "Je suis Charlie", Riss se réjouit du niveau des ventes de Charlie Hebdo (80.000 exemplaires en moyenne), contre 30.000 avant l'attentat. Reste à savoir si les 200.000 personnes qui s'étaient
abonnées au journal après l'attentat le resteront. Mais avec ces nouveaux supporters, "il y a aussi des malentendus", sourit-il.
Ainsi ce prêtre qui leur a écrit : "J'ai défilé pour vous le 11 janvier, je trouve votre couverture scandaleuse". "Comme si pour lui le 11 janvier était un contrat : j'ai défilé pour vous, alors vous vous calmez", commente-t-il.

"D'autres nous demandent pourquoi on a mis le Dieu des chrétiens en une et pas celui des musulmans, ou pourquoi on dit du mal de Marine Le Pen... alors que nous avions lancé une pétition pour la dissolution du Front national".
Pour lui, "l'esprit Charlie est partout sur la terre mais il faut un révélateur chimique". "Partout, des gens partagent nos valeurs mais ne s'expriment pas. Charlie pourrait les aider à s'exprimer, et faire au niveau mondial ce que le journal a fait depuis 40 ans dans l'Hexagone",
espère-t-il.

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