Nom de la région : politiques, Catalans, professionnels, les lobbies s'activent

Le nom "Occitanie" semble faire l'unanimité... mais contre lui. Sorti vainqueur des urnes de la consultation citoyenne qui a coûté 500.000 euros, Occitanie ne sera probablement pas l'appellation de notre région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Les parieurs misent sur Languedoc-Pyrénées. A suivre.


La consultation a réuni plus de 204.000 «suffrages» mais sur un corps électoral potentiel de 4 à 5 millions d’habitants. Quant à Occitanie, l’Item doit son succès à 91.558 «voix», soit 45% des votants.

La consultation citoyenne a coûté 500.000 euros.

Le nom définitif de notre nouvelle région sera choisi en session plénière du conseil régional, le 24 juin, par un vote des élus. Il devra encore être validé par le gouvernement.

Les Catalans à la manoeuvre...

«Occitanie» peut-il convenir aux Catalans ? NON, NON et NON !
Ce nom plébiscité lors de la consultation citoyenne à 45%, ne fait pas le bonheur des habitants des Pyrénées-Orientales. Ils se sentent exclus, certains diront ostracisés, de la future appellation de notre nouvelle région LRMP.
Les défenseurs du Pays catalan ont 7 jours pour convaincre et faire reconnaitre la spécificité dans le territoire.

En attendant, ce samedi, un rassemblement pour la défense du Pays catalan est prévu à 15h à Perpignan.

Les Pyrénées-Orientales rejetent les futurs nom de la région LRMP. Ni Occitanie, ni Languedoc-Pyrénées. Mais quoi alors ? ©F3 LR

Le groupe de la droite et du centre au conseil régional refuse d’entériner le nom "Occitanie"

L’opposition condamne le choix d’Occitanie. Mais elle pointe également la méthode.

La consultation, imposée par la minorité verte-rouge de la majorité régionale, devait être, selon l’exécutif, la seule capable de faire émerger un nom rassembleur. Or, il n’en est rien. Comment imposer à tous, le choix fait par moins de 1,5% de nos concitoyens ?".


La droite régionale met ouvertement en cause la légitimité du «vote» Occitanie et parle d’un fiasco.
L’opposition s’appuie sur des chiffres relativement faibles pour contester le verdict. Le groupe présidé par le successeur de Dominique Reynié, l’Alésien Christophe Rivenq, propose «une solution de consensus, de bon sens et économe des deniers publics et de conserver pour l’avenir le nom provisoire donné à la région fusionnée dans le cadre de la loi, en la nommant définitivement «Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées».

Le monde de l'entreprise et du tourisme contre ou plus que circonspect


Le monde de l’entreprise et des affaires a exprimé publiquement son désaccord au travers d’un communiqué de presse du président du Conseil Economique Social et Environnemental (CESER).
Jean-Louis Chauzy est clair : "ce serait une erreur de suivre le résultat de cette consultation. Si le 24 juin, la Région choisit le nom «Occitanie», nous demanderons au préfet de suivre l’avis du Ceser (Languedoc-Pyrénées, NDLR), car ce nom répondait à tous les critères importants : géographique, historique, culturel, sentiment d’appartenance, lisibilité".

Position presque identique pour les professionnels du tourisme du Languedoc-Roussillon.

Les réactions de citoyens et d'élus de la région
Prébiscité par les votants comme futur nom de la région, Occitanie ne séduit pas grand monde, notallent chez les politiques. ©F3 LR

 

Occitanie arrive en tête des votes de la consultation citoyenne qui a coûté 500.000 euros. Mais Occitanie ne séduit pas. ©F3 LR