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Procès de pilleurs d'épaves : le délibéré rendu ce jeudi à Montpellier

Montpellier - 7 prévenus sont accusés dans le dossier du pillage de l'épave du voilier Jeanne-Elisabeth au large de Palavas - septembre 2015. / © F3 LR
Montpellier - 7 prévenus sont accusés dans le dossier du pillage de l'épave du voilier Jeanne-Elisabeth au large de Palavas - septembre 2015. / © F3 LR

Le tribunal correctionnel de Montpellier a reporté, à ce jeudi, le délibéré attendu hier, dans l'affaire de pilleurs présumés d'épaves et de leurs complices, contre lesquels des peines de 1 à 5 ans de prison avec sursis et des amendes ont été requises. Jugement à 14h.

Par Fabrice Dubault


Sept prévenus, des quinquagénaires ou sexagénaires au casier judiciaire vierge, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Montpellier, le 16 septembre dernier, pour, notamment, détention de marchandises importée en contrebande, dégradation ou détérioration du bien d'autrui, prospection, sondage ou fouille sans autorisation, détournement d'une épave maritime, non déclaration de découverte.

En novembre 2007, 900 objets d'origine gallo-romaine ou étrusque ainsi que des piastres et des canons du XVIIIe siècle avaient été retrouvés lors d'une vaste opération.

Les objets du XVIIIe siècle, dont des piastres, provenaient de l'épave du voilier Jeanne-Elisabeth qui avait fait naufrage au large de Palavas dans l'Hérault, en 1755.
Des perquisitions avaient permis de découvrir ensuite d'autres objets et 237.000 euros provenant de la vente de 18.000 piastres.

Des peines sévères requises : de 1 à 5 ans de prison avec sursis et de fortes amendes

Le procureur de la République, Patrick Desjardins, qui avait dénoncé un "désastre écologique", avait requis contre l'un des numismates la peine la plus sévère, quatre à cinq ans de prison avec sursis assortis d'une amende de 100.000 euros et de l'interdiction d'exercer sa profession.
Une peine de quatre ans de prison avec sursis avec l'interdiction d'exercer un métier lié à la plongée et la confiscation du matériel pour une somme de 15.000 euros avait été réclamée contre le principal responsable des fouilles.

Pour l'État, Me Catherine Guillemain avait demandé 1.646.986 euros de dommages et intérêts afin de couvrir les dégradations, les pertes sèches (objets disparus), les préjudices annexes et le préjudice moral.

Délibéré à 14h, ce jeudi.

Montpellier : l'affaire des pilleurs d'épaves au large de Palavas
Récit F3 LR : E.Jubineau

 

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