Grève et blocage : deux étudiants de l'université Paul-Valéry de Montpellier blessés

Montpellier - 2 étudiants du SCUM agressés près de l'Université Paul-Valéry - 5 décembre 2019. / © Sophie Béchir (FTV)
Montpellier - 2 étudiants du SCUM agressés près de l'Université Paul-Valéry - 5 décembre 2019. / © Sophie Béchir (FTV)

Le début de cette journée de grève générale autour des retraites a été marqué par un premier incident ce matin à Montpellier. Des membres du SCUM (Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier), qui tentaient de bloquer l’entrée du campus, ont été blessés légèrement.

Par Philippe Sans

Il était environ 6h45, ce jeudi matin, quand un groupe de 10 à 15 personnes a tenté d’empêcher des étudiants du SCUM de bloquer l’entrée de l'université.
 

Ils sont arrivés cagoulés et armés de couteaux en criant "Dégagez la Gauche, retournez travailler !", selon Fabien, l’un des deux blessés légers à la main.


Le deuxième étudiant a été blessé lui à la tête.

Dans un premier temps, des informations laissaient croire que l'agression avait été perpétrée à l'arme blanche. Puis, d'autres témoins ont parlé de matraques.

La direction de l'université Paul-Valéry rapporte les faits dans un communiqué.
 

A 8h02, des étudiants membres du Scum, dont deux étaient légèrement blessés, sont entrés sur le campus par l'accès Vert-Bois. Les équipes de sécurité de l'Université les ont croisés et pris en charge pour leur porter les premiers soins. Les deux étudiants concernés n'ont pas souhaité que le 15 soit appelé. Aucune blessure par arme blanche n'a été constatée.

 

Le SCUM dénonce la «complicité des vigiles de l’Université qui ont fermé les barrières devant nous alors que nous étions agressés».
Une version contestée par l'Université Paul-Valéry pour qui l'agression se serait passée loin de l'entrée du campus, devant un bar à trois cents mètres : "Les blessés ont d'ailleurs été pris en charge quand ils se sont présentés sur la campus par les agents de sécurité de l’Université pour les premiers soins".

La direction de la fac de Lettres condamne tout acte de violence à l'encontre d'étudiants quels qu'ils soient.

L'entrée à la faculté n'aura donc finalement été perturbée qu'une dizaine de minutes avant le début officiel des cours.
 

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