Grève des taxis : opérations escargot, cortèges, manifestation, des bouchons attendus à Montpellier, Nîmes, Carcassonne et Perpignan

Les chauffeurs de taxi sont inquiets de la nouvelle convention entre leur profession et la Caisse nationale de l’assurance maladie sur le transport sanitaire. Ils réclament le retrait pur et simple de cette convention qui doit entrer en vigueur le 1er février. Des actions sont prévues à Montpellier, Nîmes, Narbonne, Carcassonne et Perpignan, ce lundi matin.

Attention bouchons ! En plus des blocages des agriculteurs, il va falloir faire avec la grève des taxis ce lundi matin.

Plusieurs actions sont lancées en Languedoc et en Roussillon. La circulation va être compliquée au moins jusqu'à midi dans les grandes villes.

Opérations escargot et rendez-vous devant les CPAM

À Montpellier, le rassemblement a débuté vers 7h, au Zénith, puis une opération escargot est prévue avec une arrivée boulevard Gambetta devant les locaux de la CPAM 34. Des taxis du Gard sont également attendus.

Une délégation doit être reçue à la préfecture de l'Hérault à midi.

À Nîmes, opération escargot depuis 7h. Les taxis se sont rassemblés à partir de 6h30 au stade des Costières avant de rallier Montpellier à partir de 7h30.

À Perpignan, ils manifestent en centre-ville depuis 8h30. Le cortège s'est dirigé vers la préfecture des Pyrénées-Orientales. 80 taxis environ bloquent les lieux depuis 9h.

Dans l'Aude, le point de ralliement est prévu à Narbonne entre 7h et 7h30. Ils gagneront ensuite l'aire de covoiturage de Trèbes avant de rejoindre Carcassonne où le rassemblement est fixé sur le Pont neuf.

Une convention contestée

Cette convention, publiée au Journal officiel début janvier et qui doit entrer en vigueur au 1er février, n'est pas encore détaillée mais elle modifie notamment les tarifications de la prise en charge des frais de transport de patients.

Aujourd'hui, un chauffeur de taxi fait une "remise" de 20% du prix de la course à la sécurité sociale. Les taxis ne savent pas quelles remises, ni quels tarifs, ils vont appliquer pour ces convois qui constituent surtout en zone rurale l'essentiel des ressources pour de nombreux chauffeurs.