Hérault : contre le moustique tigre, on vous explique l'expérience de piégeage massif qui débute cet été

Dans les Pyrénées-Orientales, l'Hérault et le Gard, au moins 40% des communes sont désormais colonisées par le moustique tigre. Pour tenter d'endiguer sa progression, l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication lance le projet VECTRAP. On vous explique cette stratégie de piégeage massif.
L'un des pièges à moustiques expérimentés par l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication dans l'Hérault entre 2021 et 2023.
L'un des pièges à moustiques expérimentés par l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication dans l'Hérault entre 2021 et 2023. © Stéphane Taponier, France 3 Occitanie

Dans l'Hérault, Castelnau-le-Lez près de Montpellier est l'une des communes retenues pour participer au projet VECTRAP, qui vise à freiner la propagation du moustique tigre.
Pour les besoins de cette expérimentation, qui démarre cet été 2021 et va durer jusqu'en 2023, des agents de l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication (EID) posent des pièges dans les jardins de certains habitants. Pour ces derniers, se préverser de l'insecte est devenu un vrai casse-tête.

Des pièges qui capturent les femelles avant qu'elles ne pondent

Le principe est simple : un piège pondoir est installé dans un coin sombre du jardin. Yvon Perrin, chargé du projet VECTRAP à l'EID, en explique le fonctionnement :

Les femelles sont attirées par l'eau qui est au fond et ne peuvent entrer que par l'ouverture supérieure du piège. Une fois à l'intérieur, la structure les empêche d'atteindre l'eau et d'y pondre, elles cherchent alors à ressortir mais se heurtent à une paroi enduite d'une pâte collante dont elles restent captives.

Yvon Perrin, chargé du projet VECTRAP à l'EID

Trois ans pour valider l'expérience

Pour évaluer cette nouvelle stratégie de lutte, plusieurs pièges doivent être posés l'été dans un même secteur de la commune. Grégory L'Ambert, responsable du pôle "Méthode et recherche" à l'EID, précise le but de cette expérience :

L'idée est de voir dans quelle mesure le piégeage de masse peut contribuer à limiter la prolifération du moustique tigre. Cela n'a jamais été décrit et n'est pas connu dans la littérature scientifique. Ce projet de 3 ans est donc nécessaire pour expérimenter différentes approches.

Grégory L'Ambert, responsable pôle "Méthode et recherche" à l'EID

Outre Castelnau-le-Lez, Clapiers et Saint-Clément-de-Rivière participent aussi au projet VECTRAP. Près de 400 pièges ont déjà été installés dans 8 quartiers de ces 3 communes de l'Hérault.

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