Hérault : la décharge de Castries, c'est fini ?

Pendant des années, les riverains se sont plaints des mauvaises odeurs. / © Sophie Béchir / FTV
Pendant des années, les riverains se sont plaints des mauvaises odeurs. / © Sophie Béchir / FTV

La décharge de Castries est officiellement fermée. Mais cette fermeture est loin de convaincre tout le monde. Plusieurs riverains et militants écologistes se sont donc réunis pour faire part de leur inquiétude.
 

Par RD avec Sophie Béchir

L’histoire de la décharge de Castries est-elle enfin finie ? Depuis 11 ans, le site provoquait la colère des riverains, qui se plaignaient des mauvaises odeurs. Après plusieurs rebondissements, dont une fermeture repoussée à six mois au mois de mai, la décharge a finalement accueilli les derniers camions de déchets vendredi 29 novembre.

Mais pour combien de temps ? Pour les riverains réunis en association, la fermeture ne sera que temporaire : "On n'a jamais entendu le mot définitif apparaître à quelque moment que ce soit", constate Grégory Solinas, co-président de l’Association collectif intercommunal décharge Castries (ACIDC). "On est en pleine période électorale, tout le monde devient écolo d’un coup. Vu le coût des installations qui sont déjà en place, tout laisse à penser que la fermeture n’aura pas lieu réellement."
 


Pourtant vendredi soir, les élus de Montpellier Métropole se félicitaient de cette fermeture, conforme à ce qu’avait promis Philippe Saurel au début de son mandat. "On voit trop souvent des promesses en l’air, il faut souligner aujourd’hui que c’est une promesse tenue", déclarait Gilbert Pastor, maire de Castries et vice-président de la Métropole.
 

Les déchets redispatchés 


La décharge est en tout cas bel et bien fermée pour l’instant. Désormais les déchets seront répartis dans d’autres décharges de la région, solution qui ne convient pas aux opposants.

"Nos déchets vont circuler sur les routes de notre belle région, ça a un coût pour la collectivité, et c’est une charge pour l’environnement en termes de CO2 et de gaz à effets de serre. Et ce n’est pas normal que nos déchets partent ailleurs dans la région, jusqu’à la frontière espagnole", déplore Marie-Noëlle Sibieude, co-présidente de l'ACIDC.

Par ailleurs, l’association craint que les déchets entreposés ici continuent à contaminer les sols et l'eau dans le secteur. Ils seront désormais attentifs aux conclusions du comité de suivi du site, placé sous l'autorité du préfet, qui procédera à des analyses pendant encore 30 ans.

 

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