Meurtre d'Aurélie Vaquier : "Je n'y suis pour rien. Je l'aime et je l'aimerai toujours", clame l'ex-compagnon de la victime et principal suspect

Le procès de Samire Lymani a repris, lundi, aux assises de l'Hérault. L'ex-compagnon d'Aurélie Vaquier, jeune femme retrouvée dans un sarcophage de béton en 2021 à leur domicile de Bédarieux, clame toujours son innocence. Il est jugé pour meurtre sur conjoint depuis le mardi 9 janvier 2024.

Samire Lymani, accusé du meurtre de sa compagne Aurélie Vaquier, a pu s'exprimer devant les assises de l'Hérault, ce lundi 15 janvier 2024, répétant qu'il n'était pour rien dans la mort de la jeune femme.

Aux interrogations de la présidente, cet homme âgé aujourd'hui de 41 ans, a répondu : "Bien sûr que je n’y suis pour rien, ça fait trois ans que je clame mon innocence. Il y a quelqu’un qui l’a enterré chez nous." a déclaré l'accusé, divorcé et père de deux enfants, devant une salle d'audience comble.

Il y a quelqu’un qui l’a enterré chez nous.

Samire Lymani

Aurélie Vaquier et Samire Lymani s'étaient mis en couple en 2020. Âgés tous deux de 38 ans à l'époque, ils avaient emménagé à Bédarieux, en novembre, cinq mois après leur rencontre, et projetaient d'ouvrir un commerce. Mais leur relation s'était vite dégradée, avec de fréquentes disputes.

Selon l'accusé, sa compagne aurait disparu pendant son absence, alors qu’il était en déplacement en région lyonnaise pendant plusieurs jours pour aller récupérer un de ses fils et son neveu.

Parti le 28 janvier 2021, Samire Lymani, était revenu au domicile conjugal dix jours plus tard, affirme-t-il. Là, il avait trouvé le logement vide et aurait reçu un message de sa compagne indiquant qu’elle partait quelques jours se mettre au vert, pour écrire, lire et se ressourcer.

Ce n'est que trois semaines plus tard qu'il alertera les gendarmes. Aurélie Vaquier, très présente sur les réseaux sociaux, n'avait plus donné signe de vie. Selon un expert en informatique, le téléphone portable de la victime est resté totalement inactif à partir du 25 janvier 2021.

Vous aimeriez que que ce soit moi, mais ce n’est pas moi, vous êtes dingues !  

Samire Lymani

Le corps de la victime sera finalement retrouvé près de trois mois après sa disparition, le 7 avril 2021, enveloppé dans une bâche bleue, sous une dalle en béton surmontée par une estrade en bois, au domicile conjugal.

La victime portait des vêtements d'intérieur, avec des chaussons à ses pieds. Selon la médecin légiste, Aurélie Vaquier n’a pas été droguée, ni frappée. Seule une lésion, une trace de pression, a été observée au niveau de sa gorge.

Selon la défense, une autre personne aurait pu assassiner Aurélie Vaquier, car un ADN inconnu ayant été retrouvé sur la bâche qui entourait le corps de la jeune femme.

Décrit par les experts comme un homme à la personnalité complexe, l'ancien militaire
est revenu sur ce point de l'enquête, affirmant que l'ADN de beau
coup de personnes n’avait pas été prélevé et testé et que les recherches n'avaient pas été assez loin à ce sujet.

"Je l’aime et je l’aimerai toujours, toute ma vie"

Lors de l'interrogatoire, l'un des avocats des parties civiles a demandé à l'accusé s'il aimait Aurélie : "Je l’aime et je l’aimerai toujours, toute ma vie", a-t-il répondu.

Les plaidoiries des avocats des parties civiles devaient avoir lieu ce lundi après-midi.

Jugé pour "meurtre sur conjoint", l’accusé risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 17 janvier aux assises de l'Hérault.