Montpellier : baisse des salaires des joueurs du club de foot du MHSC

Une majorité de joueurs du MHSC a accepté une réduction de salaires jusqu'en juin prochain. Un accord est signé avec le président du club Laurent Nicollin. Une façon de soulager les finances du club de Ligue 1 de Montpellier en grandes difficultés à cause du Covid et des matches à huis clos.

Le président du MHSC Laurent Nicollin a réussi à convaincre une majorité de joueurs - archives.
Le président du MHSC Laurent Nicollin a réussi à convaincre une majorité de joueurs - archives. © MaxPPP/ Philippe Renault

Combien sont-ils à avoir accepté cette réduction de salaire exactement ? Impossible de le savoir.

Contacté par France 3, le service communication du MHSC nous a fait savoir que "s'agissant d'accords individuels avec nos salariés, nous ne souhaitons pas commenter cette situation". Le club de La Paillade est pourtant l'un des premiers de Ligue 1 à annoncer une telle mesure. Les joueurs, apparemment une majorité d'entre eux, ont accepté de signer un avenant à leur contrat de travail pour limiter les salaires et/ou les nombreuses primes prévues, jusqu'en juin.

Cela fait suite à une réunion mi-janvier entre des représentants de la Ligue Professionnelle de Football (LFP), la structure qui représente les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, ainsi que ceux de l'Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). A l'issue de cette réunion, les deux instances avaient appelé les "joueurs à discuter rapidement avec leurs clubs pour envisager les modalités de réduction de leurs rémunérations afin de sauver le football professionnel fortement affecté par cette crise.".

Si on peut faire un geste et aider le club, on le fait avec plaisir.

Florent Mollet, milieu du MHSC.

Le milieu de terrain du MHSC Florent Mollet  fait partie des professionnels qui ont accepté de baisser leur salaire, il s'en est expliqué au micro de nos confrères de France Bleu Hérault : "Si on peut faire un geste et aider le club, on le fait avec plaisir. On sait ce que le club nous a donné et on doit l'aider dans cette situation compliquée. Le club de Montpellier est une espèce de petite famille, tout le monde tire dans le même sens et tout le monde veut le bien du club."

Pas de billeterie 

Car les clubs de Ligue 1 sont eux aussi durement affectés par la crise du coronavirus. Avec l'absence de public lors des matchs, depuis presque un an (et si l'on fait l'impasse sur les  trois mois d'automne pendant lesquels quelques matchs ont pu se tenir avec des jauges limités à 5 000 personnes), les recettes de la billeterie manquent cruellement cette année. Sans compter toute l'économie associée autour des matchs, notamment les locations de loges et la vente de repas. Un football professionnel qui a du affronter une deuxième crise cet hiver avec la défaillance de Mediapro.

Le groupe sino-espagnol avait remporté l'appel d'offres en 2018 pour les droits de  diffusion des matchs du championnat de France entre 2020 et 2024. Mais en octobre 2020, quelques semaines seulement après avoir lancé la chaîne Téléfoot, le groupe a annoncé qu'il souhaitait renégocier les tarifs avant de finalement jeter l'éponge et de remettre ses droits en jeu.
Un accord de gré à gré entre Canal+ et la LFP a permis de retrouver un diffuseur pour la fin de la saison. Mais les clubs français devront se serrer la ceinture : ils ne devraient percevoir pour la saison 2020/2021 que 670 millions d'euros, à peu près la moitié de ce qui était prévu dans le contrat précédent avec Médiapro.

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