• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Montpellier : le marché du vin bio est en plein boom

Le marché du vin bio est en plein boum mais reste une niche. Pour l'instant. Avec 4 % des volumes vendus, les ventes restent ultra minoritaires mais sont en progression constante, à deux chiffres, en forme de défi pour la filière qui va devoir accélérer sa conversion pour pouvoir fournir la demande.
Le marché du vin bio est en plein boum mais reste une niche. Pour l'instant. Avec 4 % des volumes vendus, les ventes restent ultra minoritaires mais sont en progression constante, à deux chiffres, en forme de défi pour la filière qui va devoir accélérer sa conversion pour pouvoir fournir la demande.

Le marché du vin bio est en plein boum mais reste une niche. Pour l'instant. Avec 4 % des volumes vendus, les ventes restent ultra minoritaires mais sont en progression constante, à deux chiffres, en forme de défi pour la filière qui va devoir accélérer sa conversion pour pouvoir fournir la demande.

Par Olivier Le Creurer

Ce n'est pas encore le printemps, et pourtant. Les étiquettes vertes fleurissent un peu partout dans le rayon vin de ce supermarché de Castelanu-le-lez. Un établissement qui joue clairement la carte du bio. Par conviction mais surtout pour répondre à une demande qui explose. En 2018, le vin Bio représente 15 % du chiffre d'affaire de ce rayon.

Par rapport à 2018, on a augmenté de 50% nos ventes de vins bio


"On a calculé que 2017 par rapport à 2018, on a augmenté de 50% nos ventes de vins bio. Et c'est depuis quelques années, nos évolutions se font à deux chiffres," analyse Didier Girard, Responsable produits grande consommation au Super U de Castelnau le Lez.
 

Fréquentation record à Millésime bio

Le supermarché de Castelnau n'est pas le seul à sentir le vent de la demande tourner. La preuve, depuis trois jours, le salon Millesime Bio connait une fréquentation record.

Par centaines, des acheteurs venus du monde entier se bousculent dans les allées, pour dénicher les futurs domaines qui viendront garnir leurs rayons.
 

La demande devrait doubler d'ici les cinq ans


"Ces gens là viennent s'approvisionner sur Millésime Bio car la demande du consommateur est de plus en forte. Cette demande devrait doubler d'ici les cinq ans. Elle a déjà augmenter très fortement, de l'ordre de 18% par an sur les cinq dernières années," annonce Nicolas Richarme, Président de commission Millesime Bio.

Une croissance à deux chiffres. Peu de secteurs économiques peuvent se targuer d'une telle réussite. Mais revers de la médaille, pour satisfaire cette demande, il va falloir augmenter l'offre. En clair, le nombre de conversion en agriculture biologique. Un chemin long et semé d'embuches : pour obtenir le label bio, la période de reconversion est incompressible et elle dure trois ans.

La filière a des problèmes de volume


"La filière a des problèmes de volume. Les marchés seront honorés. Il faut simplement maintenant que la reconversion prenne le pas. Qu'il y ait beaucoup de gens qui passent en reconversion. C'est aussi pour ça que l'on a fait les vins en reconversion d'agriculture biologique (CAV) pour éviter de traumatiser le marché," précise Olivier Azan, Administrateur Sudvinbio, domaine de Petit Roubié à Pinet (34).
 

350 domaines en 2018


En 2018, 350 domaines se sont lancés dans la démarche en Occitanie. Un résultat en hausse par rapport à 2017. Mais qui reste une goutte d'eau dans le vin bio. Un marché mondial en pleine explosion.
 


Invité du 12/13, ce mercredi, Olivier Naeles, vigneron et président du comité national de l'agriculture biologique, a rappelé les conditions climatiques difficiles en 2018. "Le printemps a été pluvieux ce qui nous a demandé d'intervenir de façon plus importante dans les vignes face à des maladies comme le mildiou qui se développe. Cela fait 35 ans que je fais ce métier, je n'avais jamais eu une attaque de mildiou comme celle de 2018."

Les difficultés du développement du vin bio, ce sont les surcoûts liés à cette pratique. Ce qui est dramatique; c'est de croire qu'on peut faire du bio à pas cher


Les vignes bio sont très vulnérables: "on remplace la chimie par l'homme. Les difficultés du développement du vin bio, ce sont les surcoûts liés à cette pratique. Ce qui est dramatique; c'est de croire qu'on peut faire du bio à pas cher."
 
Président du comité national de l'agriculture bio: " "Ce qui est dramatique, c'est de croire qu'on peut faire du bio à pas cher"




 

Sur le même sujet

Perpignan-Rungis : le train des primeurs finalement suspendu jusqu'au 1er novembre

Les + Lus