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Montpellier : quatre ans après l'attentat contre Charlie Hebdo, le combat pour la liberté de la presse continue

4 ans après l'attentat contre Charlie Hebdo, le club de la presse locale organise des rencontre pour la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation / © F. Detranchant. F3LR
4 ans après l'attentat contre Charlie Hebdo, le club de la presse locale organise des rencontre pour la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation / © F. Detranchant. F3LR

7 Janvier 2015 : 12 policiers, journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo tombaient sous les balles des frères Kouachi. Et toute la France, indignée et soudée, défilait dans les rues. Aujourd'hui, le combat pour la liberté d'expression et contre la désinformation continue, ici, en région.
 

Par Josette Sanna

Depuis 2002, l'Agglorieuse fait grincer les dents des décideurs languedociens. Mi-Canard enchaîné, mi-Charlie Hebdo, le journal traite l'information locale avec impertinence. Tristan Cuche en est la cheville ouvrière. Quatre ans après l'attentat de Charlie, la plaie n'est pas refermée.

"Imaginer qu'au 20 è siècle en France, on puisse tuer pour des idées et des dessins, c'est inconcevable. Je pense qu'on a raté quelque chose. on est dans une phase... De régession ? La situation est là : ça n'a pas bougé . Il y a encore des attentats, on tue encore pour des idées, pour la religion, s'indigne", Tristan Cuche, directeur de "l'Agglorieuse"

Ce lundi, Tristan Cuche boucle le numéro 819 de l'Agglorieuse. Les temps sont durs mais pas question de baisser les bras.
"Ca fait 16 ans qu'on apporte une diversité de points de vue, de l'humour... On continue" ajoute le directeur du journal satyrique local

Le club de la presse contre la désinformation

Il y a quatre ans, les languedociens ont manifesté leur soutien à Charlie et à la liberté d'expression. Au coeur de la mobilisation, le club de la presse Occitanie. Depuis, ce dernier effectue un travail de fourmi auprès des collégiens et des lycéens.
Pour dénoncer manipulations et désinformation.

"Les jeunes sont en train de se rendre compte que tout ne se vaut pas. Que tous les robinets à information réels ou supposés n'en sont pas, et qu'il y a ceux qui font un véritable travail sur l'information ou qui la recoupent, qui l'analysent, qui la contextualisent et ceux qui mettent n'importe quoi sur la place publique. C'est un élément très positif aujourd'hui" ajoute Dominique Antony, vice-président Club de la Presse Occitanie.

Des dizaines de rencontres ont eu lieu dans toute l'Occitanie.
D'autres suivront. Le combat continue.
 

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