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Le préfet de l’Hérault condamne les violences lors du Karnaval des gueux à Montpellier

Montpellier - le vandalisme contre des commerces à l'issue du karnaval des gueux - 28 février 2017. / © police 34
Montpellier - le vandalisme contre des commerces à l'issue du karnaval des gueux - 28 février 2017. / © police 34

Le carnaval des gueux de Montpellier s'est terminé par des débordements. Dans la nuit de mardi à mercredi, une dizaine de cars de CRS a dû intervenir pour des feux de poubelles, des dégradations sur des commerces de l'Ecusson et pour plusieurs voitures vandalisées. 4 policiers ont été blessés.

Par Fabrice Dubault

La police et les pompiers sont intervenus à plusieurs reprises, la nuit dernière, en centre ville de Montpellier.

Parmi les 400 participants au Karnaval des gueux, certains ont mis le feu à des poubelles, vandalisé des magasins et des voitures, taggé des murs de l'Ecusson et détérioré du mobilier urbain.

Vers 1 heure du matin, les CRS venus assurer l'ordre et la sécurité de la manifestation ont été pris à partie. Selon le préfet de l'Hérault, 150 à 200 manifestants sur les 400 présents, voulaient en découdre.
Ils ont agressé la police à coup de jets de projectiles, pierres, cocktails molotov, bouteilles de peinture.

Retrouvez quelques photos sur notre site facebook.
 

3 personnes déférées devant la justice

Pour le préfet, il s'agit d'affrontements prémédités contre les forces de l'ordre.

Outre les dégradations, 4 policiers ont été blessés et 5 personnes interpellées, dont 3 déférées devant la justice.

Ecoutez le témoignage d'une commerçante au micro de nos confrères de France Bleu Hérault.
Témoignage d'Odette Daudé qui tient un magasin de lingerie, grand rue Jean Moulin.

Le préfet de l'Hérault accuse les militants d'extrême gauche et les anarchistes dans un communiqué

"Chaque année, des militants d’extrême gauche et des anarchistes organisent un "Karnaval des gueux" dans le centre-ville historique de Montpellier, qui aboutit régulièrement à des débordements. Cette année la manifestation, qui a débuté à 19 heures, a rassemblé jusqu'à 400 personnes.

Il s'agit d'une manifestation non autorisée animée par un noyau dur de 150 à 200 personnes qui veulent en découdre avec les forces de l'ordre.

Ce noyau dur a provoqué et agressé les forces de l'ordre jusqu'à 1 heure du matin, blessant 4 fonctionnaires de police notamment par des jets de projectiles divers. En outre des poubelles et containers ont été brûlés, plusieurs voitures et vitrines de magasins dans les quartiers de l'Ecusson et des Beaux-Arts ont été vandalisées.

Les organisateurs ont pu, cette année, s'appuyer sur le squat du Royal en centre-ville qu'ils occupent depuis plusieurs mois, afin de rassembler puis déployer aisément une véritable logistique nécessaire aux dégradations et à l'affrontement avec les forces de l'ordre (cocktails molotov, bouteilles remplies de peinture, etc.).

Le dispositif de police avait été renforcé en vue de cet évènement et a permis de contenir puis disperser les regroupements de casseurs. Les affrontements ont été violents et la police a procédé à 5 interpellations.

Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes d’agressions et de délinquance et je félicite les forces de l'ordre, unités de la DDSP de l'Hérault, CRS et la police municipale de Montpellier, pour avoir agi, une fois de plus, avec fermeté et discernement, au prix de 4 blessés."

Le Préfet de l'Hérault invite "toutes les personnes victimes de dégradations et de vols à déposer plainte."

 

 

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