Sète : décès d'un jeune homme suite à un choc allergique alimentaire quelques heures après sa vaccination anti-Covid

Une information judiciaire a été ouverte mercredi par le parquet de Montpellier après la mort lundi d'un jeune Sétois, vacciné contre le Covid quelques heures avant son décès. Âgé de 22 ans, il aurait aussi ingéré un aliment auquel il était allergique et serait mort des suites d'un œdème de Quincke.
Sète (Hérault) - un jeune homme de 22 ans est décédé à l'hôpital suite à un choc allergique alimentaire quelques heures après sa vaccination anti-Covid - archives.
Sète (Hérault) - un jeune homme de 22 ans est décédé à l'hôpital suite à un choc allergique alimentaire quelques heures après sa vaccination anti-Covid - archives. © maxppp Vincent ANDORRA

Le parquet de Montpellier a ouvert une information judiciaire en "recherche des causes de la mort" ce mercredi, après le décès d'un Sétois de 22 ans, un drame survenu lundi 26 juillet.

Ce jeune Héraultais avait été vacciné contre le Covid quelques heures auparavant mais il aurait aussi ingéré dans la soirée un aliment auquel il était allergique, a appris l'AFP de source judiciaire.
Le jeune homme est décédé le jour même, vers 23 heures peu de temps après avoir dîné au restaurant. L'après-midi, vers 14 heures, il avait reçu sa première injection du vaccin Pfizer contre le coronavirus, au centre de vaccination de Sète.

Une autopsie doit être réalisée sur ordre du juge d'instruction. Selon Fabrice Bélargent, le procureur de la République de Montpellier, la piste de l'allergie alimentaire semble privilégiée.

En effet, même s'il est établi à l'issue (de l'autopsie) que le décès résulterait d'une allergie, il est d'ores et déjà fait état de ce que le jeune homme aurait absorbé peu avant son décès un aliment pour lequel il avait une allergie connue.

Le parquet de Montpellier à l'AFP

Une expertise en cours à l'ARS Occitanie      

Des investigations complémentaires seront sans doute nécessaires sur le plan judiciaire.

De son côté, l'Agence régionale de santé Occitanie a elle aussi indiqué à nos confères de l'AFP qu'une "expertise était en cours" et que ses services étaient "fortement mobilisés" pour faire toute la lumière sur les causes de ce décès.

Le père de la victime accuse le vaccin anti-Covid

Dans une vidéo diffusée sur Facebook et sur laquelle on voit un certificat numérique européen de vaccination portant le nom de la victime, on entend la voix off d'un homme se présentant comme le père du jeune homme. Il explique que son fils aîné s'était fait vacciner à Sète, le jour de son décès, pour pouvoir partir en Grèce avec un ami.

"Mon fils avait 22 ans, 22 ans. Il est criminel de mettre sur le marché des vaccins qui ne sont pas certifiés, qui n'ont pas été vérifiés" accuse-t-il sur cette vidéo.

Une vidéo qui a été amplement relayée sur les réseaux sociaux, par des militants antivaccins ou anti-pass sanitaire, entre autre.

Contacté par CheckNews (Libération) ce mercredi, Frédéric Beltra, père de Maxime, dénonce la «récupération par les politiciens et les complotistes» et appelle à la dignité. 

Je ne suis pas anti vaccin‚ je ne m’inscris pas dans ce débat. Ma démarche est républicaine. Je crois en la police et au système judiciaire. Je veux simplement savoir ce qu’il s’est passé. Peut-être que la mort de mon fils pourra servir à d’autres familles. Si on peut éviter que cela arrive à un autre enfant.

Frédéric Beltra, père de la victime

Selon son récit auprès de nos confrères de Libération, son fils Maxime, qui "avait fait des œdèmes de Quincke quand il était petit", l'avait signalé lorsqu'il est allé se faire vacciner lundi, à 14 heures au centre de Sète.

Le jeune homme a déclaré qu’il avait des antécédents de choc anaphylactique alimentaire avec œdème de Quincke, mais il était quand même possible de le vacciner. Nous l’avons gardé trente minutes au lieu des quinze habituelles et il a pu rentrer chez lui.

Jean-Christophe Calmes, responsable du centre de vaccination, à CheckNews.

Dans la soirée, Maxime Beltra aurait fait une réaction allergique massive une fois rentré chez ses parents, après s'être senti mal dans un restaurant où il dînait.

Les pompiers l'ont pris en charge et amené à l'hôpital de Sète dans un état critique, selon le SDIS 34. Il est décédé à 23 heures.

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