Sète : top départ pour la pêche au thon rouge

Pour la campagne de pêche au thon rouge 2019 qui démarre vendredi 24 mai 2019, 22 bateaux comme ces thoniers senneurs ont été autorisé à prendre le large en Méditerranée. / © France 3 Occitanie
Pour la campagne de pêche au thon rouge 2019 qui démarre vendredi 24 mai 2019, 22 bateaux comme ces thoniers senneurs ont été autorisé à prendre le large en Méditerranée. / © France 3 Occitanie

Les thoniers senneurs de Sète vont mettre le cap vers Malte ou des Baléares, zones les plus riches en thon rouge. La saison de pêche ouvre officiellement vendredi 24 mai avec des quotas plus élevés en Méditerranée que l'an passé. 

Par Isabelle Bris

C'est ce vendredi 24 mai que s'ouvre la saison de pêche au thon rouge avec, cette année, des quotas encore à la hausses en Méditerranée. 

Deux thoniers senneurs ont déjà quitté Sète dimanche pour prendre le large. Les autres navires vont les suivre pendant toute la semaine au départ de Sète, principal port en matière de pêche au thon rouge mais aussi Agde, Port-Vendres, sans oublier Marseille.
 

Une campagne sous le signe du "plus"


Au total 22 bateaux : c'est deux de plus que l’an passé, toute la flotte sort cette année en Méditerranée 

Une campagne plus longue : elle va durer cinq semaines à compter de ce dimanche, soit une semaine de plus qu'en 2018.

Plus de thon à pécher : un quota de 4 858 tonnes pour l’ensemble des thoniers de Méditerranée, en hausse de 10% par rapport à l'an dernier. 
 
Cette hausse ne sera pas infinie : a priori, les quotas de pêche au thon rouge devraient encore augmenter l’an prochain avant de se stabiliser ces prochaines années.

 

Le thon rouge : un retour durable ?

 

Le stock est actuellement estimé à près de 600 000 tonnes de poisson,  alors qu'il y a 20 ans, il était tombé à 150 000 tonnes. 

Depuis l’automne dernier, l'ICCAT est passé d'un plan de reconstitution à un plan de gestion de l’espèce : le fruit d’années d’effort et de restriction drastique dans les prélèvements, avec notamment le système des quotas instaurés en 2007. 

Les contrôles restent importants et sont même renforcés: désormais un observateur embarque sur chaque thonier senneur.
 

8 euros le kilo

 

Le prix de vente du thon : selon la Sathoan, la coopérative sétoise, devrait rester stable ou légèrement en baisse selon certains armateurs : autour de 8 euros le kilo.


Ce sont les japonais qui règnent sur le marché. Pour l’anecdote, en janvier dernier, un thon rouge de 278 kilos péché au Japon, s’est vendu un prix record de 2,7 millions d'euros à Tokyo, soit près de 10 000 euros le kilo !


 

 

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