Ils ne veulent pas de la réouverture de la mine de Salau, alors ils pagayent

Depuis dix  jours, des militants s'opposant à la réouverture de la mine de tungstène de Salau dans l'Ariège, descendent l'Ariège et la Garonne en canoé en s'arrêtant pour de multiples étapes protestataires. Ce samedi, ils sont arrivés à Toulouse.

A Toulouse, l'arrivée du canoé
A Toulouse, l'arrivée du canoé © Anthony Halpern France 3
C'était, ce samedi, la dernière étape de la marche citoyenne des opposants à la possible réouverture de la mine de Salau. Ils veulent sensibiliser le public sur les risques environnementaux et sont arrivés à Toulouse en naviguant sur la Garonne.
Le canoé des militants transporte un baril contenant de la terre polluée ramassée sur le sol de l'ancienne mine. Le bidon sera déposé, solennellement , lundi devant le Conseil Régional.

Pourquoi ?
L'objet de l'inquiétude : le permis d'explorer attribué par l'Etat à l'entreprise Variscan, il y a un peu plus d'un mois. Un premier pas avant une possible exploitation de la mine riche en tungstène, fermée en 1986.

La mine de Salau représente-t-elle un avenir économique ou un danger pour la vallée pyrénéenne ?
Cette question suscite une polémique en Ariège. Partisans et opposants à ce projet de réouverture de la mine de tungstène s'affrontent par pétitions interposées.
Une société française à capitaux australiens, veut aujourd'hui exploiter ces kilomètres de galeries endormies.
Michel Bonnemaison, son directeur général, pense y trouver "le premier ou le second gisement mondial" avec "au moins 30 ans d'exploitation", et compte investir 25 millions d'euros dans les travaux de recherche.
Dans la vallée, on démet des doutes quant au nombre d'emplois promis et l'on craint surtout une importante pollution.

Vidéo : le reportage de Anthony Halpern et Virginie Beaulieu
durée de la vidéo: 01 min 43
Ils ne veulent pas de la réouverture de la mine de Salau, alors ils pagayent

 

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