Les proches de Gilberto Rodrigues Leal demandent à ses ravisseurs de sortir du silence

La famille de l'otage lozérien, Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en 2012 au Mali, a demandé une nouvelle fois ce week-end  au Mujao, le groupe islamiste armé ayant revendiqué l'enlèvement, des informations sur le sort de l'otage.

Langogne (Lozère) - une banderole est accrochée au fronton de la mairie en soutien à Gilberto Rodrigues Léal - 16 novembre 2013.
Langogne (Lozère) - une banderole est accrochée au fronton de la mairie en soutien à Gilberto Rodrigues Léal - 16 novembre 2013. © F3 LR

"La famille de l'otage Gilberto, très inquiète, vous demande, messieurs Walid Abou Adnan Sahraoui et Ahmed Ould Amer, dit Ahmed Tilemsi, membres du Mujao, de nous informer du sort de l'otage Gilberto Rodrigues Leal", déclare le frère de Gilberto, David Rodrigues Leal, dans un message transmis, il y a une semaine, au site mauritanien, Sahara médias, et à l'agence de presse mauritanienne ANI.

En décembre, les proches de Gilberto Rodrigues Leal avaient envoyé en vain une même demande aux ravisseurs présumés.

"L'inquiétude grandit. Ce silence est assourdissant", a dit à l'AFP la soeur de l'otage, Irène Rodrigues, expliquant n'avoir "plus aucune nouvelle" depuis le 26 janvier 2013, date à laquelle le Mujao avait annoncé à l'AFP être prêt à négocier la libération de Gilberto Rodrigues Leal.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Gilberto ne tombe pas dans l'oubli et que si quelqu'un sait quelque chose, qu'il n'hésite pas à prendre contact", a indiqué Mme Rodrigues, qui vit à Millau dans l'Aveyron, le reste de la famille étant en Lozère.


Le 20 novembre 2012, le sexagénaire Gilberto Rodrigues Leal était enlevé par des hommes armés près de Kayes (ouest du Mali)), alors qu'il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie. Le 22, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) revendiquait l'enlèvement.
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