Après le vol de leur camion-citerne, les pompiers se font tirer dessus par la victime qu'ils venaient secourir

Nouvelle mésaventure pour les sapeurs-pompiers de Lozère : dimanche 30 juillet, deux jours après s'être fait voler un camion de feu de forêt, ils ont été pris pour cible par un villageois qu'ils venaient secourir, près de Saint-Chély-d'Apcher. Ce dernier leur a tiré dessus avec son pistolet d'alarme.

Décidément, cet été 2023 est plutôt agité pour les pompiers de la Lozère ! Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juillet 2023, quatre pompiers de Saint-Chély sont envoyés dans le petit village de Blavignac, pour une intervention de secours à personne.

Mais à leur arrivée, pour une raison inconnue, l’homme qu'ils viennent secourir pointe une arme vers eux et ouvre le feu. Il s'agit d'un pistolet d'alarme : "une arme non létale, certes, mais qui par sa ressemblance avec de vrais pistolets a plus qu'effrayé les secours", relate le SDIS 48 sur sa page Facebook.

En détention provisoire

Selon nos confrères de Midi Libre, l'homme en question a été déféré lundi 31 juillet au parquet de Mende, puis placé en détention provisoire. 

Il doit être jugé en comparution immédiate devant la justice mercredi 2 août pour "violences aggravées sur sapeurs-pompiers" et "infraction à la législation sur les armes". 

Le prévenu serait déjà connu des services de police. 

Camion volé, puis retrouvé

Deux jours plus tôt, dans la nuit du mercredi 26 au jeudi 27 juillet, le centre d'incendie et de secours de Grandrieu, commune située entre Mende et Barjac, avait été cambriolé.

L'unique camion-citerne forestier urbain avait été volé. Ce matériel très récent, estimé à quelque 300 000 euros, a été retrouvé moins de 12 heures plus tard, à Barjac, à une cinquantaine de kilomètres.

L'engin d'intervention n'a pas été vandalisé, mais un extincteur a été vidé dans la cabine, probablement pour masquer les traces ADN.

Deux jeunes majeurs ont été interpellés par les gendarmes, jeudi 27 juillet, dans le cadre de cette affaire. Interpellés à leur domicile, ils ont été placés en garde à vue, selon le parquet de Mende.