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En Occitanie, les parents des jihadistes espèrent toujours leur rapatriement en France

L'épouse du jihadiste toulousain, Jean-Michel Clain, et quatre de ses cinq enfants sont actuellement dans un camp des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la province de Deir Ezzor en Syrie. / © AFP
L'épouse du jihadiste toulousain, Jean-Michel Clain, et quatre de ses cinq enfants sont actuellement dans un camp des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la province de Deir Ezzor en Syrie. / © AFP

Le retour en France des jihadistes français et de leurs familles est actuellement au point mort. En Occitanie, les parents de ces combattants de l'Etat islamique, comme ceux du tarnais Quentin Le Brun, espèrent toujours leur rapatriement même si ils savent que leurs fils seront jugés. 

Par Sylvain Duchampt

Jacques Le Brun a un rêve : voir son fils revenir en France et s'occuper de ses quatre petits enfants. Il n'y a pourtant rien de simple dans ce souhait. Car son fils, Quentin Le Brun, est un jihadiste de l'Etat islamique.

Le Tarnais, âgé d'une trentaine d'année, se trouve aujourd’hui avec femme et enfants aux mains des Forces Démocratiques Syriennes, en Syrie. Jacques Le Brun et sa femme souhaitent que tous puissent revenir en France. 

Mais comme l'a révélé le quotidien Libération, l'Etat, sous la pression de l'opinion publique, a gelé le rapatriement de tous les combattants français de l'EI et de leurs familles. 13 d'entre eux, dont le lotois Kevin Gonot, ont même été remis à la justice irakienne en vue d'un procès. 
 

Le père de Quentin Le Brun en appelle désormais au chef de l'Etat, Emmanuel Macron. Un combat mené avec l'association "Syrien ne bouge, agissons !", dont l'objectif  est de soutenir et d'informer ces familles souffrant de l'enrôlement de leurs jeunes.

Reportages Sylvain Duchampt - Eric Foissac

D'autres jeunes recrues de l'Etat islamique, originaires de la région Occitanie, ont eux pu revenir en France ces derniers mois. Plusieurs d'entres eux ont déjà été jugés et lourdement condamnés. Mais leurs familles dénoncent l'inaction de la justice face aux filières de recrutement.

 

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