Catalogne : Carles Puigdemont et 5 indépendantistes libres de leurs mouvements à l'étranger

Un juge espagnol vient d'annuler les mandats d'arrêt européens et internationaux de l'ex-président catalan Carles Puigdemont et de 5 autres dirigeants indépendantistes, eux aussi en exil. Leurs mandats d'arrêt restent toutefois valables en Espagne, si jamais ils rentraient.
Neumünster (Allemagne) - une affiche indépendantiste devant la prison où est incarcéré Carles Puigdemont - 27 mars 2018.
Neumünster (Allemagne) - une affiche indépendantiste devant la prison où est incarcéré Carles Puigdemont - 27 mars 2018. © AXEL HEIMKEN / AFP
L'ancien-président catalan Carles Puigdemont et 5 autres dirigeants indépendantistes en exil sont désormais libres de se déplacer à l'étranger sans courir
le risque d'être arrêtés et extradés. C'est la conséquence de du retrait de leurs mandats d'arrêt européens et internationaux par le juge espagnol Pablo Llarena, chargé de l'enquête sur la tentative de sécession de la Catalogne.


Un moyen de contrer la justice allemande


Ce retrait, qu'il faut prendre avec précaution (le juge Llarena avait réactivé un autre mandat en mars dernier après l'avoir annulé), apparaît comme un moyen de contrer la récente décision de la justice allemande de n'autoriser l'extradition de Carles Puigdemont vers l'Espagne que pour "malversations", et non pour "rébellion". En retirant ces mandats d'arrêt, le juge Llarena dit ainsi refuser dit refuser l'extradition de l'ex-président catalan pour ce seul chef d'inculpation.


Mandats toujours en vigueur en Espagne


Carles Puigdemont, actuellement en Allemagne, et les autres séparatistes, dont 4 membres de l'exécutif catalan (Toni Comín, Lluís Puig et Meritxell Serret, exilés en Belgique, ainsi que Clara Ponsati, qui a fui en Ecosse) seraient ainsi tout de même incarcérés s'ils revenaient en Espagne, où leurs mandats d'arrêt sont toujours en vigueur.
 

Réaction prudente des indépendantistes


Aamer Anwar, l'avocat de Clara Ponsati, a donc logiquement réagi avec prudence à l'annonce de ce retrait :
 

"Si nous accueillons positivement cette annonce, nous devons aussi rester prudents jusqu'à ce que le gouvernement espagnol nous garantisse que c'est la fin de l'affaire".
 

A la mi-juillet, la justice espagnole a ordonné la suspension de l'ancien président indépendantiste catalan Carles Puigdemont de ses fonctions de député régional, tout comme 5 autres députés.

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