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Biathlon - Fourcade, une pause pour sortir de l'impasse

"Je ne me reconnais pas sur la piste", a avoué dimanche le Catalan Martin Fourcade pour justifier sa décision de faire l'impasse sur la tournée américaine et de renoncer à ses chances en Coupe du monde de biathlon pour se projeter vers les Mondiaux (7-17 mars à Ostersund en Suède).  / © Marco BERTORELLO / AFP
"Je ne me reconnais pas sur la piste", a avoué dimanche le Catalan Martin Fourcade pour justifier sa décision de faire l'impasse sur la tournée américaine et de renoncer à ses chances en Coupe du monde de biathlon pour se projeter vers les Mondiaux (7-17 mars à Ostersund en Suède).  / © Marco BERTORELLO / AFP

"Je ne me reconnais pas sur la piste", a avoué dimanche le Catalan Martin Fourcade pour justifier sa décision de faire l'impasse sur la tournée américaine et de renoncer à ses chances en Coupe du monde de biathlon pour se projeter vers les Mondiaux (7-17 mars à Ostersund en Suède). 
 

Par OLC avec AFP

Adieu le Gros Globe de cristal, cap sur les Mondiaux. En difficulté depuis le début de l'hiver, Martin Fourcade a pris une décision radicale
en décidant dimanche de faire l'impasse sur les deux prochaines étapes de la Coupe du monde en Amérique du nord pour se consacrer entièrement à la préparation des Mondiaux (7-17 mars à Ostersund) où il tentera de sauver sa saison.
 

Les mondiaux du 7 au 17 mars


Le quintuple champion olympique et le staff de l'équipe de France ne pouvaient qu'admettre l'évidence. Largement distancé par l'intouchable Johannes Boe en tête du classement général (2e à 282 points du Norvégien) et surtout incapable de retrouver sa forme d'antan sur les skis, Fourcade, 30 ans, n'a plus aucune chance de conquérir une 8e Coupe du monde d'affilée au rythme où s'enchaînent les déconvenues.
 


Q: Quand avez-vous pris la décision de faire une pause dans votre saison et pourquoi ?

R: "La décision définitive a été prise aujourd'hui même si on avait acté ça depuis quelques jours. Je veux essayer de retrouver des sensations qui sont plus proches de ce que je peux faire ou de ce que j'ai connu sur l'ensemble de la préparation. Ce soir, je suis N.2 mondial et il n'y a pas beaucoup d'athlètes qui prendraient la décision de zapper deux étapes de Coupe du monde en étant N.2 mondial.

Je ne me reconnais pas sur la piste. Ce choix est avant tout là pour retrouver de l'aisance et de l'envie sur les skis


Mais je ne me reconnais pas sur la piste. Ce choix est avant tout là pour retrouver de l'aisance et de l'envie sur les skis. J'ai envie de revenir avec un plaisir d'évoluer sur les skis qui ressemble plus à ce que je vivais les autres années.

En ce moment, c'est difficile de sentir que je ne peux à aucun moment peser sur la course et que je subis la vitesse de déplacement des autres sur la partie ski. Ce n'est pas difficile de se faire battre par Johannes Boe, c'est difficile de perdre en n'ayant aucune arme pour lui répondre. Il va gagner le classement général de la Coupe du monde et c'est extrêmement mérité. C'est un biathlète très talentueux, qui travaille beaucoup, qui a une super attitude. C'est sans doute le futur de notre sport mais je ne suis pas le passé."
 


Q: A quoi va ressembler cette pause ?

R: "Il y aura d'abord du repos avec mes filles et ma compagne à la maison, pour refaire le plein, se libérer mentalement. Ensuite, ce sera une reprise progressive et un bloc d'entraînement avant les Championnats du monde. Je ferai aussi quelques analyses médicales pour voir s'il n'y a pas des choses que l'on n'aurait pas vues et qui pourraient expliquer cette méforme."   

Q: Avez-vous déjà défini les contours de votre préparation pour les Mondiaux ?

R: "La seule chose qui est décidée c'est cette semaine de repos total sans aucun contact avec l'encadrement. On se laisse le temps de souffler, ensuite on construira le programme avec Vincent (Vittoz, l'entraîneur de l'équipe de France, ndlr).

Repos total sans aucun contact avec l'encadrement

Pour le moment, il n'y a rien de décidé, que ce soit sur le plan d'entraînement ou sur un éventuel programme de compétition. On fait un pari et on espère que ce pari me permettra de retrouver ma place et ma faculté à peser sur la course avec les meilleurs mondiaux sur les skis. Mais on n'a aucune certitude"
 

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