Canet-en-Roussillon : des raies dangereuses signalées près du littoral méditerranéen

Des raies "pastenagues violettes" ont été observées anormalement proches du littoral méditerranéen et corse. / © Parc naturel marin du golfe du Lion
Des raies "pastenagues violettes" ont été observées anormalement proches du littoral méditerranéen et corse. / © Parc naturel marin du golfe du Lion

Des raies, potentiellement dangereuses, ont été observées près de la côte méditerranéenne et plus particulièrement aux alentours de Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales. Si les piqûres de ces raies ne sont pas mortelles, elles peuvent néanmoins provoquer de graves paralysies.

Par JM avec AFP

Plus d'une vingtaine de raies potentiellement dangereuses en raison de leurs puissants aiguillons ont été signalées près des plages de la côte méditerranéenne, un phénomène rare lié au pic de température, a-t-on appris vendredi auprès du Groupement phocéen d'étude des requins.


"J'ai jamais reçu autant d'appels en trois jours. La présence de ces raies aussi près des côtes est anormal", relate Nicolas Ziani, biologiste et fondateur de l'association spécialisée dans l'étude des requins et des raies.

Des raies de 80 à 90 centimètres


Vivant habituellement au large, des raies femelles "pastenagues violettes" de 80 à 90 cm d'envergure ont été repérées par de baigneurs au Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, à Marseille et dans ses environs, à Saint-Mandrier sur Mer et Cogolin, dans le Var ou encore en Corse, rapporte M. Ziani.

"Ces raies qui mettent bas en été sont stimulées par la hausse des températures et viennent en bord de côte où elles viennent chercher une eau encore plus chaude", estime le scientifique.

Risque de paralysie


Dotées de 1 à 3 aiguillons sur la queue, les raies "Pteroplatytrygon", de leur nom scientifique, "ne sont pas des espèces agressives, mais peuvent piquer si elles se sentent en danger et diffuser un venin neurotoxique", met en garde le biologiste qui enjoint les baigneurs à ne pas toucher les animaux.

Si la piqûre n'est pas mortelle chez l'adulte, elle peut provoquer des troubles neurologiques graves, comme des paralysies, prévient-il.
 

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