Catalogne : après les dernières manifestations, la sécurité renforcée

Depuis hier, la protection de certains bâtiments gouvernementaux et de certaines personnalités, politiques et judiciaires notamment, a été renforcée en Catalogne. Les dernières manifestations ont en effet débouché sur des affrontements avec la police.

Échauffourées entre manifestants et police à Barcelone le 25 mars 2018, après l'arrestation de Puigdemont en Espagne.
Échauffourées entre manifestants et police à Barcelone le 25 mars 2018, après l'arrestation de Puigdemont en Espagne. © LLUIS GENE / AFP
Depuis ce mercredi 4 avril en Catalogne, la sécurité de bâtiments gouvernementaux et de personnalités, notamment politiques et judiciaires, a été renforcée. Les forces de l’ordre ont annoncé la nouvelle après des manifestations indépendantistes houleuses.

"Un nouveau plan est mis en place pour garantir la sécurité et l'ordre public", a déclaré une porte-parole de la police catalane.

"Les mesures de sécurité ont été renforcées autour de personnes et d'équipements publics visés par des manifestations, tags ou agressions ces derniers temps", a ajouté le préfet de Catalogne, Enric Millo.

Les bâtiments abritant les institutions du gouvernement central, des institutions européennes et les organes judiciaires seront particulièrement protégés, tout comme certaines personnalités politiques, ainsi que des juges et des procureurs, selon une source au sein de la préfecture.

La Catalogne est placée sous administration directe du gouvernement central depuis une tentative avortée de sécession le 27 octobre.

Agressivité


Enric Millo a expliqué ces mesures par "l'augmentation de l'agressivité" observée ces dernières semaines dans les manifestations indépendantistes consécutives à  l'incarcération de dirigeants séparatistes et à l'arrestation de l'ex-président Carles Puigdemont en Allemagne.



Ces manifestations, convoquées par les Comités de défense de la République (CDR), des groupes séparatistes radicaux ayant essaimé dans toute la région, ont parfois été marquées par des affrontements avec la police.

Manifestation à Barcelone après l'arrestation de Puigdemont en Espagne.
Manifestation à Barcelone après l'arrestation de Puigdemont en Espagne. © LLUIS GENE / AFP


Une centaine de blessés


Les 23 et 25 mars, des manifestants ont également tenté d'occuper le siège de la préfecture de Catalogne à Barcelone malgré une forte présence policière. Les heurts ont fait une centaine de blessés.

Les CDR, qui ont notamment coupé des routes au moment des vacances de la Semaine Sainte, ont appelé de leurs voeux dans un communiqué à un "Printemps catalan", s'inspirant du "Printemps arabe", le nom donné à la vague de protestations ayant secoué le monde arabe en 2011.

Le juge de la Cour suprême chargé de l'enquête sur le noyau dur indépendantiste fait aussi l'objet depuis la mi-mars d'une protection policière, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur.


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