Escroquerie : il arnaquait ses victimes en vendant des terrains agricoles qui ne lui appartenaient pas

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Écrit par Armelle Goyon

Un homme utilisait le cadastre pour louer ou vendre des terrains agricoles sur la périphérie de Perpignan. Mais les terrains en question ne lui appartenaient pas et les victimes ne devenaient jamais propriétaires et perdaient l’intégralité des sommes versées. Il a été interpellé.

C’est une vaste affaire d’escroquerie aggravée sur laquelle a enquêté la police des Pyrénées-Orientales. Un homme utilisait le cadastre pour louer ou vendre des terrains agricoles sur la périphérie de Perpignan et sur d’autres communes du département. Pour chaque vente, il demandait à ses victimes de lui verser des arrhes en espèces ou par carte bleue. Problème : les terrains en question ne lui appartenaient pas et les victimes ne devenaient jamais propriétaires et perdaient l’intégralité des sommes versées.  

Début 2022, la Brigade Financière était saisie de deux plaintes de particuliers ayant répondu à une annonce sur le site Le Boncoin concernant la vente de terrains agricoles par la société GIRMON à des prix très attractifs.

Les acheteurs se rendaient au siège de la société pour y signer des compromis de vente et verser des arrhes mais ne pouvaient les récupérer après s'être rétracté.

L'homme demandait systématiquement de lui verser 1000 à 2000 euros pour bloquer le compromis. Mais un compromis de vente se signe en présence d’un notaire et l'acompte n’est jamais versé directement au vendeur.

Interpellation de l'escroc 

Les investigations des enquêteurs leur ont permis rapidement d'identifier le gérant de cette société fictive déjà connu pour des faits similaires. Il organisait auparavant de fausses locations de chalets à la montagne et la vente d’alarmes fictives. 

Ils ont ainsi découvert qu'il utilisait une fausse identité et qu'il avait embauché, sans les déclarer et sans les payer, deux secrétaires.

Il a pu, entre novembre 2021 et janvier 2022, faire une vingtaine de victimes pour un préjudice de plus de 25 000 euros.

Finalement interpellé après que toutes les victimes aient été entendues et l'aient reconnu sur photo, le mis en cause a reconnu les faits, arguant des difficultés financières. Il a écopé d'une convocation en justice.