Perpignan : 2,5 kg de cannabis saisis à la prison depuis le début du confinement

Les surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt de Perpignan ont de nouveau retrouvé du cannabis dans l’enceinte de la prison. 50 grammes hier, 180 vendredi. Les saisies sont quotidiennes et les quantités importantes : 2,5 kg depuis le début du confinement.

L'installation des filets anti-projections est à l'arrêt à la prison de Perpignan, au grand dam du syndicat UFAP/UNSA Justice.
L'installation des filets anti-projections est à l'arrêt à la prison de Perpignan, au grand dam du syndicat UFAP/UNSA Justice. © Michel Clementz / MAXPPP
Ce ne sont plus de simples pochons mais des savonnettes de cannabis que retrouvent désormais les surveillants pénitentiaires dans la maison d’arrêt de Perpignan. Lundi 20 avril, 50 grammes de produits stupéfiants ont été projeté par dessus l’enceinte de la prison. Une partie a atterri en zone dite neutre, la zone entre les clôtures où les détenus n’ont pas accès et une autre sur le terrain de sport.

En remontant après leur activité physique, 3 détenus ont été appréhendés avec de la drogue sur eux et un mini téléphone portable.

Nous avons tous les jours des projections. Mais là c’est beaucoup plus que d’habitude. Depuis la fermeture des parloirs, la drogue est devenue rare et chère et les projections sont de plus en pus nombreusesexplique Pierre Grousset du syndicat UFAP/UNSA Justice Perpignan.


2,5 kg de cannabis saisis

Vendredi dernier ce sont 180 grammes de cannabis qui ont été retrouvés dans les cellules des détenus. Depuis le début du confinement cela porte à 2,5 kg les quantités de cannabis qui ont franchi les murs de la prison.

On assiste à un véritable trafic organisé selon le syndicaliste Pierre Grousset.

Selon le syndicat ceux qui projettent la drogue connaissent parfaitement le fonctionnement de la prison car " ils sont au courant des horaires de promenade et des créneaux consacrés au sport ".  Ces individus n’hésitent pas non plus à pénétrer sur le parking réservé au personnel en dégradant les véhicules. Ils profiteraient également de la suspension des travaux concernant l’installation des filets anti-projection.

Des rondes de police

Le syndicat réclame que les détenus appréhendés avec des quantités de stupéfiants importantes fassent l’objet de comparution immédiate. « Il faut que cela serve d’exemple » ajoute Pierre Grousset. Le syndicat souhaite également des rondes de police pour sécuriser et interpeller ceux qui jettent la drogue.
Des mesures qui permettraient de freiner le trafic en attendant des travaux de protection plus conséquents avec la mise en place de clôtures électriques ou encore un rehaussement des grillages.

 
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