Perpignan : un collectif se bat contre l'extension d'une usine à bitume à Saint-Estève

L'usine Rousillon Enrobés implantée sur les communes de Perpignan et Saint-Estève veut s'agrandir. Mais son projet d'extension de sa centrale à bitume se ferait sur des terres agricoles. Ce qui n'est pas du goût d'un collectif de riverains.

Perpignan - Saint-Estève - l'usine de bitume Roussillon enrobés et son projet d'extension - octobre 2019.
Perpignan - Saint-Estève - l'usine de bitume Roussillon enrobés et son projet d'extension - octobre 2019. © F3 LR

Actif depuis mai dernier, le collectif baptisé "stop à la centrale de bitume dans Perpignan" a organisé une manifestation samedi 19 octobre, près du site de l'usine Rousillon Enrobés.
Une usine située à cheval entre les communes de Saint-Estève et de Perpignan, depuis 1974.

Les riverains de l'entreprise craignent l'agrandissement de la zone tant pour l'environnement que pour l'utilisation de terres agricoles à des fins industrielles.
La parcelle convoitée mesure 9 hectares.

En mai 2017, la communauté urbaine de Saint-Estève a validé la modification du plan local d'urbanisme. Il s'agissait alors de l'extension d'une gravière dans la rivière la Têt.
30 organisations créent alors un collectif contre ce projet et les nuisances qu'il pourrait engendrer... des poussières, notamment pour les agriculteurs voisins.

Le collectif découvre ensuite que l'activité prévue serait en fait la construction de 2 nouvelles usines. L'une pour la production de bitume et l'autre pour du ciment.
Des activités classées ICPE, Installations Classées pour la Protection de l'Environnement, et nécessitant une autorisation de la DREAL, pour une gestion écologique du site.
Le collectif "stop à la centrale de bitume dans Perpignan" met en avant plusieurs points sensibles : la proximité de l'activité industrielle et de Perpignan, un site installé en zone inondable et à proximité d'un captage d'eau potable. Il demande même, le déménagement de l'usine.

Sous la pression, Roussillon enrobés aurait finalement abandonné ou suspendu son projet. Une information confirmée au collectif par la préfecture des Pyrénées-Orientales.
L'entreprise contactée par téléphone n'a pas souhaité répondre à nos questions.
 
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