A Perpignan, Pujol (UMP) appelle le PS à se désister

Le maire sortant UMP de Perpignan, Jean-Marc Pujol, a appelé lundi le candidat PS, arrivé en troisième position au premier tour des municipales, à "prendre ses responsabilités" et à se "désister" pour empêcher la victoire du frontiste Louis Aliot, arrivé en tête.


Le vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen est arrivé en tête avec 34,20% des suffrages, devant M. Pujol, crédité de 30,57% des voix, et le député PS, Jacques Cresta, qui n'obtient que 11,92% des voix.

"Là, ça met le Parti socialiste devant ses responsabilités. Là, ce ne sont plus des mots qu'il faut. Ils (le PS) ont la Région (Languedoc-Roussillon), le Conseil général (des Pyrénées-Orientales) et ils ont un candidat député qui fait un score complètement accessoire. Ils doivent prendre leurs responsabilités et retirer leur candidat", a déclaré Jean-Marc Pujol à l'AFP. "Ils n'ont même pas besoin d'appeler à voter pour moi. S'ils se maintiennent, cela veut dire qu'ils appellent à voter pour le FN", a-t-il estimé.

Et pour l'instant Jacques Cresta PS attend demain mardi, dernier jour pour présenter les listes du second tour, pour se prononcer. En dépit de la forte pression à gauche.

itw de Dorothée Bérault

Le maire sortant de Perpignan a par ailleurs indiqué qu'il déposerait sa liste pour le second tour dès lundi après-midi, refusant toute éventualité de fusion, notamment avec la candidate sans étiquette Clotilde Ripoull, arrivée en quatrième position avec 9,65% des voix.
"Mme Ripoull avait dit dans toutes ses déclarations qu'elle ne fusionnerait avec personne. Elle est sur cet axe-là et c'est bien parce que c'est le mien aussi: les électeurs ont besoin de clarté et que les hommes politiques respectent leur parole. J'avais dit depuis le début que je ne ferais pas de fusion entre les deux tours avec quiconque. C'est ma position et je n'en bougerai pas", a ajouté M. Pujol, 64 ans.




Marqué par une forte abstention (42,88%), le premier tour à Perpignan a vu l'effondrement de la gauche qui se présentait une nouvelle fois divisée dans la capitale des Pyrénées-Orientales.


Outre le faible score de M. Cresta, le candidat écologiste Jean Codognès n'atteint même pas les 6%, "un échec" selon l'intéressé.
"J'appelle toutes les listes de gauche à se retirer pour faire barrage au FN. Le FN, ce serait la glaciation des territoires", a dit à l'AFP M. Codognès.
"Si Cresta dépose sa liste, il assure la victoire du FN. J'appelle tous les citoyens qui ne partagent pas le vote FN à faire barrage", a-t-il ajouté.

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