Perpignan : des riverains se mobilisent contre le trafic de drogue et portent plainte pour inaction de l'Etat

A Perpignan, dans le quartier du Bas-Vernet, habitants et riverains de la résidence des oiseaux sont exaspérés. Depuis 5 ans, ils subissent les nuisances d'un important trafic de drogue installé jour et nuit en bas de leurs immeubles. Un plan de sauvegarde a été lancé mais rien ne change selon eux.

Les dealers et le trafic de drogue, les habitants de la résidence des oiseaux à Perpignan font avec depuis des années. A de nombreuses reprises, ils ont alerté la police, les pouvoirs publics et les collectivités locales. Tous disent avoir été écoutés mais pas entendus. Le problème et l'insécurité persistent malgré un plan de sauvegarde du quartier décidé il y a des mois et l'installation de 2 caméras de vidéo surveillance.

Le collectif de riverains est à bout. Il va porter plainte contre l'Etat pour son inaction.

Un plan de sauvegarde pour la résidence des oiseaux et son quartier ?

Les habitants s'interrogent : qu'en est-il de ce plan ? Voilà un an qu'ils n'ont plus aucune nouvelle.
Pourtant, cocaïne et autres stupéfiants continuent de se vendre, toute la journée, sous leurs yeux et cela malgré les rondes quotidiennes de la police municipale et de la police nationale. 

En 2020, il y a eu 35 interventions et une vingtaine d'interpellations. Mais il n'y a pas qu'un problème de sécurité, il y a aussi des problèmes de rénovation et d'habitat. Et cela prend du temps pour valider des décisions notamment quand il s'agit de grandes copropriétés.

Etienne Stoskopf, préfet des Pyrénées-Orientales.

L'emprise du site rayonne sur plusieurs hectares et de nombreuses rues.

L'insécurité permanente depuis 2015

Les habitants, confrontés chaque jour aux trafiquants et aux drogués, subissent de nombreux préjudices, délinquance, incivilités, dégradations de leur logement et insécurité notamment pour les enfants.
Tout a commencé en 2015 dans le bâtiment N°1 et depuis ça continue, le phénomène s'est même amplifié. Plus de 350 logements sont concernés. Riverains et habitants réunis en collectif dénoncent l'immobilisme de l'Etat.

Peut-être Monsieur le préfet est-il fier de ses statistiques ? Mais le constat est là, aujourd'hui, la sécurité des biens et des personnes n'est pas rétablie à la résidence des oiseaux.

Témoignage d'un habitant, membre du collectif, qui veut rester anonyme.

Le collectif se dit prêt à porter plainte contre l'Etat pour carence. C'est désormais le seul recours selon eux qui pourrait accélérer la réhabilitation de leur résidence et du quartier.
Le préfet, le nouveau patron de la police départementale et de la sécurité publique et les élus doivent se réunir dans les prochains jours.

 

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