Pyrénées-Orientales : le commissaire enquêteur souffle le froid sur les éoliennes de Passa

Le site de Passa (Pyrénées-Orientales) où pourrait être implanté un parc de 6 éoliennes / © Joan Lopez, France 3 Occitanie/Pays Catalan
Le site de Passa (Pyrénées-Orientales) où pourrait être implanté un parc de 6 éoliennes / © Joan Lopez, France 3 Occitanie/Pays Catalan

Le commissaire enquêteur vient d'émettre un avis défavorable au projet de parc éolien de Passa (Pyrénées-Orientales). Il porterait selon lui atteinte au paysage des Aspres et donc à l'économie touristique de ce site et du massif du Canigou. Mais son avis n'est que consultatif.

Par Valérie Luxey

En rendant un avis défavorable, le commissaire enquêteur chargé d'évaluer le dossier du parc éolien de Passa (Pyrénées-Orientales) vient de son souffler le froid sur ce projet controversé. Dans ses conclusions, il précise que les 6 aérogénérateurs de 132 à 152 mètres de haut impacteraient fortement le paysage des Aspres.


Des conséquences sur le tourisme


Le commissaire enquêteur va même plus loin en affirmant que la présence des éoliennes pourrait remettre en cause le classement du massif du Canigou en Grand Site de France. En découlerait, selon lui, une perte pour l'économie locale du tourisme.


Une quinzaine de communes opposées au projet


Il s'appuie pour cela sur les 2737 contributions versées à l'enquête publique et sur les motions d'opposition au projet votées par une quinzaine de communes. Et il va plus loin en émettant des doutes sur la rentabilité de l'opération en cas de baisse du prix d'achat de l'électricité par EDF.
 


Un avis seulement consultatif


De quoi réjouir les opposants au parc éolien, dont le collectif "Le Vent Tourne", même si cet avis n'est que consultatif. Pour Jean Blin, l'un des membres du collectif, la mobilisation a payé :
 

96,97% des participants à la consultation se sont prononcés contre le projet, et il y a les maires !


Le promoteur confiant


En effet, l'Etat, par l'intermédiaire du préfet des Pyrénées-Orientales, peut passer outre et valider le dossier. D'où la confiance affichée par la société Elements, promotrice de l'opération, via son directeur, Loïc Chazalet :
 

Pour nous, c'est un projet qui ne présente pas d'impact paysager fort. L'échelle est acceptable et proportionnée au massif du Canigou [...] D'ailleurs, le ministère rappelle que ça ne remet pas en cause les classements UNESCO et Grand Site.


Le préfet a jusqu'à fin décembre 2019 pour rendre sa décision définitive.

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