Pyrénées-Orientales : à la frontière avec l’Espagne, un chassé-croisé loin de l’affluence habituelle

La circulation au péage du Boulou, à la frontière entre la France et l’Espagne, était étonnamment fluide samedi 25 juillet. La recrudescence du Covid-19 en Catalogne, et les recommandations de Jean Castex, n’y sont pas pour rien.

Samedi 25 juillet, le nombre de voitures à traverser la frontière franco-espagnole était bien moindre que lors d'un week-end estival classique.
Samedi 25 juillet, le nombre de voitures à traverser la frontière franco-espagnole était bien moindre que lors d'un week-end estival classique. © RAYMOND ROIG / AFP
Du côté des policiers qui contrôlaient les pièces d’identité des voyageurs, comme du côté des automobilistes eux-mêmes, c’était le même constat ce samedi 25 juillet : quel calme à la frontière ! En cette journée pourtant classée rouge, l’autoroute A9 était presque vide à quelques kilomètres de l’Espagne.

"On est déjà partis à la même période, c’est du monde partout, ça bouchonne… Il faut éviter le samedi en règle générale. Là, super", se réjouit Fernand, venu de Seine-Saint-Denis.

Sur l’aire de repos du Village catalan, les véhicules revenant d'Espagne croisent ceux qui s'y dirigent. Mais la foule habituelle des grands chassés-croisés est absente, et les animateurs de Vinci autoroute ne sont pas débordés de travail.
 
Pyrénées-Orientales : à la frontière avec l’Espagne, un chassé-croisé loin de l’affluence habituelle ©France 3 Occitanie
 

"C'est stupide"


En cause bien sûr, le coronavirus. La résurgence de l’épidémie en Catalogne sud a refroidi bon nombre de vacanciers. D’autant que le Premier ministre a invité à la prudence : vendredi, Jean Castex a "vivement" recommandé aux Français "d'éviter de se rendre" en Catalogne, une des régions les plus touristiques d'Europe, "tant que la situation sanitaire ne s'améliore pas".
 

Un conseil entendu, mais pas forcément toujours suivi : "J'aurais préféré avoir une consigne plus claire : soit on peut y aller, soit on ne peut pas. Là on laisse les gens vraiment dans le flou", témoigne ainsi Armelle, interrogée par l’AFP.

Stéphane, un habitant de Seine-et-Marne voyageant avec sa femme et leur fille de 26 ans, s’agace pour sa part : "C'est stupide, on ne dit pas ça la veille des grands départs en vacances alors que toutes les réservations sont faites. "

Sa réservation, c’est bien ce qui a empêché Fanny, Montpelliéraine qui part en Espagne avec ses deux enfants de 10 et 15 ans, de revoir ses plans : "Si on annulait nos vacances prévues depuis février, on perdait l'argent de la location". Elle assure cependant : "On va être très vigilant, si la frontière devait fermer on partirait vite".

En Espagne, la présence de touristes étrangers, notamment français, est déjà sensiblement inférieure à celle des années précédentes. Et d'après les services des autoroutes sud de France, le trafic estival sur l'A9 en direction de l'Espagne aurait baissé d'au moins 30% par rapport à 2019.


 
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