Une rentrée scolaire sous haute surveillance sanitaire à Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales

Barrières, rubalise, masques et gendarmes : une drôle de rentrée scolaire à l'école primaire de Saint-Paul-de Fenouillet dans les Pyrénées-Orientales / © M.Tamon/ FTV
Barrières, rubalise, masques et gendarmes : une drôle de rentrée scolaire à l'école primaire de Saint-Paul-de Fenouillet dans les Pyrénées-Orientales / © M.Tamon/ FTV

Etrange ambiance à l'école primaire de Saint-Paul-de-Fenouillet. Ce petit village viticole catalan a rouvert ses salles de classes, ce mardi matin. Seuls 20 des 120 élèves de l'école Roland Gandou étaient au rendez-vous pour une rentrée scolaire inédite, sous le signe de la sécurité sanitaire.

Par Isabelle Bris

Ils n'étaient que 20 finalement ce matin à faire leur rentrée à l'école primaire du village de Saint-Paul-de-Fenouillet, au nord-ouest des Pyrénées-Orientales. 20 élèves de primaire sur les 120 que compte l'école Roland Gandou.

Dans ce petit village catalan situé entre mer et montagne, là comme ailleurs, enfants et parents sont partagés entre la joie de retrouver les copains et l'angoisse d'attraper le coronavirus.

 

On a toujours un peu d'appréhension mais mes enfants voulaient absolument y aller, ma fille pleurait pour retourner à l'école !


" Néanmoins, je fais confiance aux enseignants et à la mairie qui ont mis tout le protocole sanitaire en place, et puis ils ne sont pas nombreux, c'est rassurant" raconte une maman devant l'établissement scolaire où les entrées et sorties sont désormais différenciées afin d'éviter que les gens se croisent.

 
Première matinée en ce jour de rentrée scolaire dans une des classes de l'école Roland Gandou, à Saint-Paul-de-Fenouillet, au nord-ouest des Pyrénées-Orientales. / © C.Saut
Première matinée en ce jour de rentrée scolaire dans une des classes de l'école Roland Gandou, à Saint-Paul-de-Fenouillet, au nord-ouest des Pyrénées-Orientales. / © C.Saut

Un élève pour 4 tables


La veille, les six salles de classe ont été réorganisées en îlots : chaque élève est isolé des autres, avec un grand bureau composé de quatre tables groupées ensemble.

Dans la classe de Stéphanie Monfort, ils sont 6 élèves au lieu de 20, la moitié d'entre eux porte des masques, même si cela n'est pas obligatoire en primaire (seulement au collège selon les dernières directives du gouvernement).

"Cela fait du bien de les revoir, mais c'est une ambiance spéciale avec une petite classe, on n'a pas la participation habituelle du groupe avec 20 élèves où ça parle plus facilement" explique cette professeure des écoles qui enseigne depuis une quinzaine d'années.

Repenser le travail en classe


Toute la pédagogie va devoir se mettre au diapason des gestes barrières, l'enseignante avoue être un peu stressée par cette réorganisation totale de son travail :


C'est plus compliqué ; c'est penser à se passer du gel hydroalcoolique avant de toucher les feuilles qu'on va leur faire passer, c'est les garder à distance les uns des autres, ne pas les autoriser à se lever, on va devoir tout reconstruire ! 



Les récréations, elles aussi, ont été modifiées : 3 récrées seront organisées chaque jour, par groupe de 7 élèves.

Là aussi, le directeur de l'école et les enseignants ont dû réaménager l'espace de jeu pour respecter les distances de sécurité.
 
La récrée, à l'heure de la distanciation sociale dans la cour de l'école Roland Gandou, à Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales, / © C.Saut
La récrée, à l'heure de la distanciation sociale dans la cour de l'école Roland Gandou, à Saint-Paul-de-Fenouillet, dans les Pyrénées-Orientales, / © C.Saut
 

A Perpignan, seuls 17% des élèves étaient attendus ce mardi.

Certaines écoles de la capitale départementale ont déposé un droit d’alerte selon les syndicats à cause du manque de matériel.
Ils dénoncent l'absence de masques, de gel hydroalcoolique mais aussi de nettoyage des établissements scolaires.

Six écoles n’ouvriront donc que jeudi.
 

Sur le même sujet

Les + Lus