• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Vol de cocaïne à la PJ de Paris : le principal suspect a tenté de se suicider

ILLUSTRATION - Enquêteurs de la Police judiciaire à Paris. / © BORIS HORVAT / AFP
ILLUSTRATION - Enquêteurs de la Police judiciaire à Paris. / © BORIS HORVAT / AFP

Le policier, qui a pu regagner sa cellule de la maison d'arrêt de Fleury Mérogis après avoir été hospitalisé, est le principal suspect de l'affaire du vol de 52 kg de cocaïne en juillet dernier au siège de la Police judiciaire de Paris, au 36 quai des Orfèvres.

Par Claire Digiacomi (avec AFP)

Le policier soupçonné d'avoir volé 52 kg de cocaïne en juillet 2014 au siège de la Police judiciaire de Paris a tenté de se suicider mardi 31 mars à la maison d'arrêt de Fleury Mérogis, dans l'Essonne, d'après l'administration pénitentiaire.

Le père de famille d'une trentaine d'années, qui aurait tenté de mettre fin à ses jours en absorbant des médicaments, a été découvert inconscient dans sa cellule par un surveillant. Aussitôt hospitalisé, il a pu regagner sa cellule deux jours plus tard. "Le policier a été maintenu à l'isolement pour sa sécurité avec une surveillance spécifique", a indiqué l'administration de la maison d'arrêt de Fleury Mérogis. 

Un "patrimoine immobilier" et des "mouvements de fonds" douteux

Jonathan G., ex-membre de la brigade des stupéfiants, avait été arrêté peu après que la disparition de la drogue fut constatée au 36 quai des Orfèvres à Paris, en juillet 2014. Mis en examen, il a été placé en détention le 6 août et reste le principal suspect du vol dont il a toujours nié être l'auteur.

Depuis, plusieurs de ses proches et d'autres policiers ont également été mis en examen. Une enquête financière avait révélé un "patrimoine immobilier" et des "mouvements de fonds" peu "en rapport avec un salaire de brigadier", selon des sources policières.

La cocaïne était entreposée Quai des Orfèvres, dans une salle des scellés où Jonathan G. s'était rendu avant le vol perpétré dans la nuit du 24 au 25 juillet. Cette nuit-là, une femme policier l'avait vu sortir du "36" avec des sacs pleins. Début février 2015, l'affaire prend une tournure rocambolesque avec la mise
en examen de "l'escroc des stars" Christophe Rocancourt, soupçonné d'avoir été en contact en détention avec Jonathan G., qui lui aurait demandé de l'aide pour aller récupérer de l'argent liquide à l'extérieur.

Sur le même sujet

Feu de garrigue le long de l'autoroute A9

Les + Lus