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Prades : Hollande “n'a même pas essayé une politique de gauche”, accuse Hamon

Benoît Hamon applaudit François Hollande après un discours du président de la République - 15 juillet 2014 / © PATRICK KOVARIK / AFP
Benoît Hamon applaudit François Hollande après un discours du président de la République - 15 juillet 2014 / © PATRICK KOVARIK / AFP

Benoît Hamon accuse François Hollande de "n'avoir même pas essayé une politique de gauche", à Prades, dans les Pyrénées-Orientales. L'ancien ministre et député frondeur vient de déclarer sa candidature à la primaire du PS pour 2017.

Par Z.S. avec AFP


François Hollande "n'a même pas essayé une politique de gauche", accuse à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, Benoît Hamon, dans une interview au quotidien L'Indépendant de vendredi.

"Je pense qu'il est trop tard pour lui aujourd'hui"


"Je crois fondamentalement que la capacité de François Hollande à réunir sa famille politique est émoussée, je pense qu'il est trop tard pour lui aujourd'hui. À mes yeux, il n'est pas le bon candidat car dans beaucoup de domaines, l'économie, le social, il n'a même pas essayé une politique de gauche. Il est trop tard pour qu'il recrée une relation de confiance avec son électorat", déclare Benoît Hamon, trois jours après avoir annoncé sa candidature à l'investiture socialiste.

© STRINGER / AFP
© STRINGER / AFP

Une "société de tous contre tous" mise en place


Estimant qu'il y a "plus d'hypothèses" que la gauche ne passe pas au premier tour de la présidentielle de 2017 que dans le cas contraire, l'ancien ministre de l'Education estime que, "si François Hollande et Jean-Luc Mélenchon s'affrontent au premier tour, c'est plié et on n'aura plus qu'à aller distribuer des tracts pour Nicolas Sarkozy."
Dans une nouvelle charge contre la loi Travail, qu'il promet d'abroger, Benoît Hamon estime qu'une "société de tous contre tous" a été mise en place. "La loi Travail va baisser le tarif des heures sup', donc le salaire des Français qui pourront aussi être licenciés plus facilement : merci la gauche !", ironise-t-il, dénonçant "la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme avec un Parlement godillot (qui) accouche par exemple d'une loi Travail imposée".

"On vit en monarchie républicaine"


"On vit en monarchie républicaine. C'est incroyable qu'un président de la République puisse imposer une loi sans vote (...) Je suis pour une procédure d'impeachment (destitution, ndlr) comme aux États-Unis où la possibilité pour le peuple de le faire (...) Aujourd'hui, il faut faire respirer la démocratie", estime-t-il dans les colonnes du quotidien de Perpignan.
Fustigeant l'actuel "concours Lépine de la solution miracle pour lutter contre le terrorisme", le tout nouveau candidat à la primaire appelle à cesser de "faire de l'électoralisme sur ces questions-là", préférant insister sur le besoin de "prévention de la radicalisation".. "130.000 jeunes décrochent d'un système éducatif qui trie par l'échec", regrette-t-il.

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