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Pyrénées-Orientales : un ancien élu de Collioure condamné pour agression sexuelle sur mineur

Les assises des Pyrénées-Orientales à Perpignan / © France 3 LR
Les assises des Pyrénées-Orientales à Perpignan / © France 3 LR

Quatre mois de prison avec sursis ont été prononcés contre l'élu qui nie les faits et a interjeté appel.

Par Josette Sanna

Le tribunal correctionnel de Perpignan a rendu son délibéré concernant le dossier d’un ancien adjoint au maire de Collioure qui avait été jugé fin juin pour «agression sexuelle sur mineur», rapportent nos confrères de l'Indépendant.
Voilà quelques mois, dans le secteur de Port-Vendres, un jeune homme avait déposé plainte auprès des services de gendarmerie, dénonçant des attouchements auxquels l’ex-élu l’aurait contraint. Une enquête avait alors été diligentée et l’intéressé a été renvoyé devant la justice afin de répondre de ces faits, mais également de port d’arme prohibé, laquelle aurait été découverte à son domicile.
 

Une figure locale


La victime ne s’est finalement pas présentée à l’audience tandis que le prévenu, Christian Cassagnères (qui a lui aussi engagé une procédure pour dénonciation calomnieuse) continuait de nier en bloc, soutenu par son avocat Me Nicolas Legrand, pour qui   «une machination» a été ourdie à l’encontre de son client.
Ce dernier, artisan à la retraite, est une figures locale de Collioure . Outre ses fonctions au sein du conseil municipal il y a plus d’une quinzaine d’années, il a été entraîneur du club de rugby de la Côte et il a pris en décembre dernier la présidence du club local de pétanque. Il est aussi connu au niveau départemental comme ancien président du conseil des prud’hommes et secrétaire adjoint de la chambre de métiers.


Un complot selon l'élu


«Ce n’est pas la première fois, plaide Me Legrand. Il y avait eu à l’époque des dénonciations avec des faux ou des pseudo témoins. Le juge avait rendu une ordonnance de non-lieu, qui a été confirmée après appel, en écrivant qu’il s’agissait d’”un complot ourdi” contre M. Cassagnères. Or, 20 ans plus tard, on se retrouve curieusement face au même type d’accusations. Il n’y a aucun témoin, pas de preuves. C’était un huis-clos et il y a des éléments insuffisants, comme l’a indiqué le procureur, on ne sait pas ce qui s’est passé et il me semble effrayant et irraisonnable de prendre le risque de condamner un innocent dans ces conditions».
Le tribunal a pourtant reconnu Christian Cassagnères coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés et a prononcé une peine de 4 mois de prison avec sursis (8 mois avec sursis avaient été requis). L’ancien élu a interjeté appel de ce jugement, a confirmé son avocat.
 

20 ans plus tôt...


Mais cette condamnation a entraîné une autre réaction. Celle de Laurent Martrette, originaire également de Collioure, qui vient d’expédier un courrier avec accusé de réception au procureur de la République. Il sollicite la révision de son procès du 13 septembre 1 999 devant le tribunal correctionnel de Perpignan. qui l’avait condamné à 18 mois de prison dont 15 avec sursis pour diffamation publique envers... Christian Cassagnères. «J’ai fait un mois de prison, raconte Laurent Martrette. J’avais distribué plus de 800 tracts pour dire qu’il avait commis des agressions sexuelles sur des jeunes. Selon l’article 622-4 du code de procédure pénale, on peut revoir un jugement s’il vient à se produire ou à se révéler un élément nouveau ou un élément inconnu de la juridiction au moment du procès. Et là, c’est le cas. Cette histoire, j’y pense tous les jours depuis 20 ans».
 

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