La Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls rêve de doubler sa surface

Nouvelle stratégie nationale pour les aires protégées. Dans les 10 ans à venir, l’Etat veut étendre le réseau existant et améliorer sa gestion. De quoi réjouir le département des Pyrénées-Orientales qui espère pouvoir agrandir la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls.

Mérou et saupes dans la réserve naturelle marine de Banyuls-sept 2019
Mérou et saupes dans la réserve naturelle marine de Banyuls-sept 2019 © Réserve marine, Didier Fioramonti

Le département des Pyrénées-Orientales qui gère la réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls peut logiquement espérer des moyens supplémentaires puisque le gouvernement confirme son intention de développer le réseau d’aires protégées pour atteindre au moins 30% de couverture du territoire national et des espaces maritimes.

Il souhaite aussi renforcer le réseau d’aires protégées pour atteindre 10 % du territoire national et de nos espaces maritimes protégés par des zones sous protection fortes.

Emmanuel Macron a annoncé deux mesures sur le plan financier :

Mais, pour le moment, on ignore encore quand et comment la réserve marine de la Côte Vermeille – comme les autres aires protégées d’Occitanie- pourra bénéficier de cette manne.

Une belle réussite

Créée en 1974, la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls affiche une belle réussite : au fil du temps, ses acteurs ont démontré que lorsqu’on protège une zone en mer, ça marche ! La flore et la faune sous-marine reviennent.

La meilleure preuve, c’est le retour du mérou que l’on a constaté sur place depuis le début des années 2000. Ce poisson emblématique de la Méditerranée est de plus en plus présent sur la côte vermeille, il est passé de quelques poignées d’individus dans les années 80 à plus de 600, de nos jours.

Comme ce poisson se trouve en haut de la chaine alimentaire, on a tendance à dire là-bas quand le Mérou va, tout va !   

Doubler la surface

Forte de ce succès qui vaut d'ailleurs à la réserve une reconnaissance internationale, Hermeline Malherbe, la présidente du département des Pyréneés-orientales, a envoyé dès l’été dernier à Jean Castex, Premier ministre, une demande d’agrandissement du périmètre de la réserve naturelle Marine, proposant qu’elle s’étende du Cap Bear au Cap cerbère, périmètre situé dans le parc naturel marin du golfe du Lion.

De quoi de doubler en fait la superficie actuelle de la réserve qui atteindrait alors près de 1500 ha.

Plusieurs objectifs motivent cette demande de département : 

La concertation comme préalable

Le ministère de la biodiversité a répondu banco, le feu vert est donc donné pour ….commencer à réfléchir ! A l’Etat maintenant de mettre la main au portefeuille pour permettre au département de financer ces études, car pour les élus locaux, il est hors de question de décréter tout agrandissement sans concertation.

Le Parc naturel marin du golf du Lion –dont fait est partie la réserve marine - est favorable à la création d’une zone renforcée.

"À nous d’expliquer à tous les utilisateurs de l’espace les avantages et les inconvénients d’un agrandissement et de trouver ensemble la meilleure solution pour tout le monde", explique Michel Mouly, conseiller général des P.O et délégué à la gestion du Parc naturel marin. 

Imposer, c’est aller à l’échec !

Michel Mouly, pdt comité gestion du Parc naturel Golf du Lion

Ce type de processus prend en général plusieurs années mais si les planètes s’alignent, cet agrandissement pourrait être effectif pour les 50 ans de la réserve marine, en 2024.

Un joli cadeau d'anniversaire…

 

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