Des quartiers de Grabels ont été submergés par une vague de 2,50 m

Voitures renversées dans un lotissement à Grabels (34) après les violents orages de la nuit du 6 au 7 octobre 2014 / © Karine Alazet
Voitures renversées dans un lotissement à Grabels (34) après les violents orages de la nuit du 6 au 7 octobre 2014 / © Karine Alazet

Des véhicules emportés, des routes détruites, des lotissements inondés, à Grabels, au nord de Montpellier, "une vague de 2,50 m" a "déferlé", dévastant certains quartiers. Les pompiers ont effectué une centaine de mises en sécurité et une vingtaine d'hélitreuillage. Il n'y a aucune victime.

Par Fabrice Dubault avec afp


Mardi matin, alors que l'eau s'est retirée pour laisser la place à une couche de boue, des habitants découvrent l'ampleur des dégâts et tentent de retrouver certaines de leurs affaires, charriées par les flots, a constaté un photographe de l'AFP.

De nombreux véhicules ont été emportés à plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de mètres. Certains se retrouvent encastrés dans des arbres ou des murets.
Dans la rue du Rio, il n'y a plus de chaussée sur une centaine de mètres, a constaté une correspondante de l'AFP.

Selon plusieurs témoignages, l'eau est brutalement montée à la suite de pluies denses tombées dans la nuit, entre 23h00 et 3h00, avant de redescendre tout aussi rapidement. D'après les habitants, c'est un ruisseau d'ordinaire quasiment à sec, affluent de la Mosson, qui est sorti de son lit lors de cet épisode d'intenses précipitations.

Les secours ont dû procéder à plusieurs hélitreuillages, dont celui de la famille de Philippe. "On était sur le toit avec ma femme et mes enfants à attendre les secours, lors qu'on a vu une vague de 2,50 m déferler", raconte-t-il.

Grabels (Hérault) - la commune a été inondée en quelques minutes dans la nuit du 6 au 7 octobre 2014.


Un homme s'est retrouvé près du cours d'eau, accroché à un arbre, paniqué, et ce sont les voisins qui ont prévenu les pompiers pour qu'il puisse être évacué par hélicoptère, poursuit Philippe.

"Heureusement, il n'y a aucune victime mais beaucoup de gens sont choqués d'avoir vu un tel cataclysme", témoigne le maire, René Revol, dans la salle polyvalente du quartier des Bugadières, particulièrement touché.


"J'étais dans la mairie quand l'eau a commencé à s'infiltrer, l'électricité s'est coupée, il n'y avait plus que les téléphones portables qui passaient. Et c'est après que j'ai vu qu'il y avait 1,50 m d'eau dans les rues", dit-il.
"Il y a eu des hélitreuillages dans la rue de la Grave, certains ne voulaient pas quitter leur maison alors qu'ils étaient en grand danger. Les gens ont tout perdu, tout! Maintenant j'aimerais que l'Etat réagisse vite", dit-il sur le ton de l'énervement.
"Il faudrait que le préfet vienne, nom d'un chien! Il est où? Que les services de l'Etat viennent en assistance à un village sinistré! Le seul élu qui m'a fait signe, c'est le maire de Montpellier, Philippe Saurel.

Il faut savoir qu'hier soir, on était en vigilance orange pour les orages mais en jaune pour les crues! Comment on pouvait se douter d'une telle catastrophe? C'est pas normal", s'indigne l'édile, dont la maison a également été inondée.

Dans les zones touchées se trouvent également une quarantaine de logements HLM. Des responsables de l'office sont sur place mardi matin et tentent de trouver une solution de relogement rapide pour les occupants.

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