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Quid de l'avenir du site de la centrale thermique d'Aramon après son démantèlement

Aramon (Gard) - la centrale thermique EDF au fioul - 2015. / © F3 LR
Aramon (Gard) - la centrale thermique EDF au fioul - 2015. / © F3 LR

Une table ronde en préfecture vendredi à Nîmes devrait fournir des éléments sur les conditions du démantèlement de la centrale thermique d'Aramon (Gard) et sur l'avenir du site, fermé le 1er avril. Le maire d'Aramon parle d'abndon du territoire par l'Etat.

Par Laurence Creusot


Visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, la gigantesque silhouette de cette centrale d'appoint d'EDF - dotée d'une cheminée de 250 mètres - se dressait depuis 1977 sur la rive droite du Rhône, face au massif protégé de la Montagnette et au château médiéval de Boulbon (Bouches-du-Rhône).
Si de nombreux randonneurs, défenseurs de l'environnement et du patrimoine peuvent se réjouir de la disparition annoncée de cette grande carcasse industrielle, pour la commune d'Aramon et la communauté de communes de Pont-du-Gard, le choc est rude en terme d'emplois et de fiscalité.

120 salariés

Quelque 120 salariés travaillaient sur le site dont dépendaient également plus de 400 emplois induits selon la CGT. La centrale contribuait à la fiscalité locale à hauteur de 15,4 millions d'euros.
La fin d'exploitation de cette centrale d'appoint destinée à répondre aux variations de consommation en produisant rapidement de l'électricité, notamment en cas de grand froid, était prévue en 2023 mais fin 2015 EDF a annoncé la fermeture anticipée du site.

"Gâchis humain et financier"

Cette décision suscite le mécontentement du maire de la petite commune de 4.000 habitants Michel Pronesti (DVG) qui la qualifie de "gâchis humain et financier".
"L'Etat abandonne notre territoire", dit l'édile de cette localité au riche patrimoine historique.
EDF met en avant le fait que la centrale au fioul d'une puissance de 1400 MW, n'a fonctionné que peu d'heures - moins de 200 en 2015 - et seulement pour des essais, au cours des dernières années.
EDF prévoit une déconstruction sur dix ans pour un coût estimé à 30 millions d'euros.

Outre des aménagements fiscaux, les élus locaux réclament un plan de relance de l'emploi et de l'activité économique sur le site.

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