Rugby : Edouard Philippe siffle la fin de la partie pour le Top 14 et la Pro D2

En citant nommément le championnat professionnel de football, le Premier ministre a aussi tranché pour le rugby. Edouard Philippe a sifflé la fin de la partie pour la saison 2019-2020 de Top 14 et Pro D2. L'avenir des clubs de Toulouse et Castres est entre les mains de la Fédération et de la Ligue.

Pierre-Yves Revol et Didier Lacroix, présidents du Castres Olympique et du Stade Toulousain, ne peuvent que prendre acte de la fin de la saison de Top 14 de rugby décidée par le Premier ministre ce mardi.
Pierre-Yves Revol et Didier Lacroix, présidents du Castres Olympique et du Stade Toulousain, ne peuvent que prendre acte de la fin de la saison de Top 14 de rugby décidée par le Premier ministre ce mardi. © MaxPPP
Les conditions du déconfinement progressif de la France auront eu raison des grandes compétitions professionnelles de rugby, au même titre que celles de football : les rassemblements de plus de 5 000 personnes ne seront pas autorisés avant le mois de septembre prochain.
Devant les députés de l'Assemblée Nationale, en citant nommément le championnat professionnel de football, le Premier ministre a du même coup tranché pour le rugby.
Ce faisant Edouard Philippe a sifflé la fin de la partie pour la saison 2019-2020 de Top 14 et de Pro D2.
L'avenir des clubs du Stade Toulousain et du Castres Olympique est donc désormais entre les mains de la Fédération française (FFR) et de la Ligue nationale de rugby (LNR). Ces derniers jours les autorités du rugby français réfléchissaient à trouver une solution pour que l'actuelle saison 2019-2020 soit menée à son terme, avec dans l'idéal des phases finales disputées à la fin du mois d'août ou au début septembre, avant d'embrayer sur la saison 2020-2021.
Désormais une chose au moins est claire : l'actuelle saison est finie.
Mais cela laisse beaucoup de questions en suspens :
A l'issue de la dernière journée de compétition disputée, Toulouse est 7ème, Montpellier 8ème et Castres 10ème de Top 14 : des classements qui obèrent leurs chances de disputer la "grande" coupe d'Europe (la Champions Cup), alors même que les Rouges et Noirs s'apprêtaient à accueillir un quart de finale à domicile, après avoir terminé invaincus la phase qualificative.

Les conséquences d'une telle option - si elle était entérinée par la FFR et la LNR - seraient désastreuses, à la fois sur le plan sportif et budgétaire, sans parler de l'immense déception qui serait celle des supporters.
L'heure n'est pas aux réactions individuelles du côté du club de Toulouse : "le rugby français souhaite aujourd'hui parler d'une seule et même voix face à la situation qui évolue jour après jour".

Pour autant, la tâche qui se présente dans les semaines à venir est immense : trouver une harmonie entre les impératifs des clubs, du XV de France et des organisateurs des coupes d'Europe, le tout en ménageant les susceptibilités de ceux qui auraient tout à gagner à s'appuyer sur le statu quo, sans oublier la santé des joueurs et notamment des internationaux tricolores...

La décision du Premier ministre Edouard Philippe est claire, pas ses conséquences.
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