Les salariés d'Areva à Marcoule mobilisés pour défendre leurs emplois

Marcoule (Gard) - les salariés du site nucléaire manifestent devant les grilles - 2 juin 2015. / © F3 LR D.de Barros
Marcoule (Gard) - les salariés du site nucléaire manifestent devant les grilles - 2 juin 2015. / © F3 LR D.de Barros

Les salariés d'Areva étaient mobilisés, ce mardi, pour la sauvegarde de l'emploi, une première depuis l'annonce par le groupe nucléaire de la suppression de 3.000 à 4.000 postes en France. Les syndicats, notamment à Marcoule, dans le Gard et à Narbonne évoquent une forte mobilisation.

Par Fabrice Dubault


La CGT, la CFDT, la CFE-CGC, FO, et l'Unsa avaient appelé les salariés à "un arrêt de travail" de 24 heures pour la "sauvegarde de l'emploi, des conditions de travail et des garanties collectives".

Devant le siège du groupe à la Défense, où environ 200 salariés étaient rassemblés, Jose Montès (FO) a fait état de "plus de 90% de grévistes en moyenne sur les sites industriels" du groupe. Les salariés manifestent leur "inquiétude et leur colère car on nous propose de fausses solutions à de vrais problèmes", a-t-il souligné.

Marcoule (30) : grève des salariés d'Areva
Reportage F3 LR : D.de Barros et D.Pardanaud

Qualifiant la mobilisation à la Défense d'"exceptionnelle", Jean-Pierre Bachmann (CFDT) y a vu une traduction de "l'inquiétude des salariés sur les suppressions d'emploi et le démantèlement" du groupe.

Marcoule (Gard) - les salariés du site nucléaire manifestent devant les grilles - 2 juin 2015 / © F3 LR D.de Barros
Marcoule (Gard) - les salariés du site nucléaire manifestent devant les grilles - 2 juin 2015 / © F3 LR D.de Barros

Sur les sites de province, la mobilisation a débuté dans la matinée

A Marcoule, dans le Gard, selon les syndicats et la gendarmerie, entre 200 et 300 personnes se sont rassemblées devant les entrées du site.

Il s'agit de montrer notre mobilisation", a souligné Pierre-Emmanuel Joly pour la CGT du Gard qui dénonce un plan de redressement de la direction qui "ne porte que sur la casse sociale" et la mise à mal des conditions de travail.

Sur le site de la Comurhex, près de Narbonne dans l'Aude, (filiale spécialisée dans le raffinage et la conversion d'uranium), 70% des quelque 250 salariés ont cessé le travail, selon FO et CGT.

Interview de Manu Joly Porte-parole de l'intersyndicale
Images F3 LR : D.Pardanaud

Environ 700 salariés se sont notamment rassemblés sur le parvis de la mairie de Cherbourg, sous une pluie battante.
A Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, ils étaient aussi entre 150 et 200 à distribuer des tracts à l'entrée du site, a-t-on appris auprès de la CGT.
Dans la Drôme à Pierrelatte, 250 employés du Tricastin, selon la gendarmerie, 400 selon la CGT, ont aussi manifesté entre la gare et la mairie derrière une banderole où était écrit: "l'Etat actionnaire et les dirigeants d'Areva vont enterrer la filière nucléaire".
Sur le site du Tricastin qui emploie 2.900 personnes, la grève a pour conséquence l'arrêt des activités de production depuis lundi soir, selon la direction, sauf en ce qui concerne l'usine Georges Besse 2 qui fait de l'enrichissement d'uranium.

Les installations à l'arrêt ont été placées sous surveillance, précise la direction.

Sur le même sujet

Les + Lus