Le site nucléaire de Marcoule pourrait perdre des emplois de chercheurs

illustration - archives 2010 / © cea
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Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) envisage plus de 500 suppressions de postes d'ici à 2017, a affirmé, mercredi, la CGT, qui appelait à une manifestation des salariés devant le siège à Paris. Le service de biochimie et de toxicologie nucléaire de Marcoule pourrait fermer.

Par Fabrice Dubault


"D'ici 2017, 300 postes seront supprimés dans les effectifs de la division nucléaire, 130 postes dans ceux de la division des sciences de la matière et 110 dans la division des sciences du vivant", a déclaré à l'AFP Marc Wojtowicz, délégué central CGT du CEA.

Sollicitée par l'AFP, la direction du CEA n'a pas souhaité s'exprimer car "des négociations sont toujours en cours", selon une porte-parole.

Une centaine de salariés, rassemblés mercredi en fin de matinée, ont réclamé "le retrait du projet" alors que se déroulait un conseil d'administration qui devait examiner le Plan à moyen et long terme 2013-2022.
Pour M. Wojtowicz, le plus grave, c'est la "disparition programmée de pans entiers d'activités de recherche".

Selon le syndicat, le projet prévoit notamment l'arrêt du projet de réacteur expérimental baptisé Osiris et situé à Saclay (Essonne) dès 2015 et la fermeture du service de biochimie et de toxicologie nucléaire de Marcoule (Gard).


"Appliquer l'austérité à la recherche, c'est en contradiction totale avec ce que dit le gouvernement qui prétend redynamiser l'économie française en favorisant l'économie et la recherche", déplore le syndicaliste.

Créé par ordonnance en 1945, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un établissement de droit privé disposant du statut d'Epic (Etablissement public à caractère industriel et commercial). Il compte près de 20.000 salariés, dont plus de 14% sont non-permanents (CDD, thèses, post-doctorants...).

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