Tarn : c’est la période du comptage des écrevisses à pattes blanches, une espèce sentinelle en danger d'extinction

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Écrit par Clara Delannoy

L'écrevisse à pattes blanches est une espèce menacée depuis plusieurs décennies. Un groupe du Tarn sillonne actuellement les rivières pour comptabiliser la population d’écrevisses à pattes blanches et protéger cette espèce en danger de disparition.

Elle est considérée comme la « nettoyeuse des rivières » parce qu’elle est omnivore. Elle est également très précieuse car c'est une espèce « bio indicatrice » c’est-à-dire qu’elle est une sorte d’indice d’évolution positive ou négative de l’environnement qu’elle habite. C’est la nuit qu’elle sort pour se nourrir et que l’on a une chance de l’observer… mais peut-être plus pour longtemps.

L’écrevisse à pattes blanches (ou à pieds blancs) est en danger.

Un groupe de Tarnais réalise, pour le compte de la fédération de pêche du Tarn, un état des lieux de la population de cette espèce en voie de disparition et mesure les écarts par rapports aux derniers recensements. Ce comptage a lieu actuellement de nuit et les pieds dans l'eau des rivières.

Les ennemis de l'écrevisse à pattes blanches

De nombreux facteurs contribuent à nuire à l’écrevisse à pattes blanches. En effet, les barrages, les aménagements de rivière, la pollution qui dégrade la qualité de l’eau, le braconnage ou encore la pêche intensive sont autant de sources de fragilisation de l’espèce. La population de ce crustacé est en recul rapide et constant depuis plusieurs décennies.

Par ailleurs, l’arrivée de l’écrevisse américaine dans les eaux françaises a été catastrophique pour l’espèce. En effet, le phénomène de déclin a été amplifié car « les écrevisses américaines sont porteuses saines d’une maladie appelée la peste de l’écrevisse qui décime la totalité de la population locale jusqu’au dernier individu » comme l’indique Kevin Daussat, chargé du comptage des écrevisses à pattes blanches dans le Tarn.

En raison des menaces de disparition qui pèsent sur elle, il est strictement interdit de la pêcher. Mais dans certains départements de France, la capture de cette écrevisse est autorisée dix jours par an à partir du quatrième samedi de juillet.