Marc Fesneau, le ministre de l’agriculture en visite dans le Tarn-et-Garonne

Publié le Mis à jour le
Écrit par Ophélie Le Piver .

Le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire était dans le Tarn-et-Garonne ce 28 novembre 2022. Une visite sur le thème du changement climatique et de ses conséquences sur les exploitations agricoles. L'occasion également de parler grippe aviaire.

Il débute sa visite par un déjeuner de travail à la préfecture. Le ministre de l’agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Marc Fesneau est en visite dans le Tarn-et-Garonne ce lundi 28 novembre. 

Un département marqué par la sécheresse

La visite du ministre avait pour thème principal le changement climatique et la nécessité de l’accès à l’eau. Un changement climatique aux conséquences lourdes pour les agriculteurs, marqués par la sécheresse de cet été.

Au programme, la visite d’un élevage de chèvres et de moutons à Caylus. L’éleveuse a perdu 40% de ses prairies à cause de la sécheresse.

Grippe aviaire

Concernant les confinements d'élevages en raison de la grippe aviaire, le ministre dit prendre des décisions éclairées par la science. "J'attends des retours de l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour savoir ce qu'on pourrait effectivement faire pour des élevages qui ont déjà été lourdement impactés. Je reconnais assez volontiers que pour un éleveur qui a vécu des épisodes très violents l'an dernier, avoir l'impression qu'on va de nouveau avoir un épisode comme celui-là, est quelque chose d'assez désespérant. Donc on va essayer d'ajuster ce qu'on peut ajuster en fonction de la montée épidémique".

Volaille : des espoirs dans le vaccin

"On est en train d'expérimenter la finalisation d'un vaccin, parce que je pense que dans ce domaine comme dans d'autres, la vaccination peut être une voie, poursuit Marc Fesneau. On a obtenu l'expérimentation, on aura des résultats en décembre-janvier. Je suis plutôt prudent mais les premiers résultats qu'on a sont plutôt positifs. A partir de là, si on a un vaccin, la question, c'est de déployer le vaccin sur tel ou tel type d'élevage parce qu'il ne faut pas oublier qu'une partie de nos volailles sont exportées et qu'il faut que ça n'obère pas nos capacités à l'export. Donc c'est tout ça qu'on va regarder. Mais la meilleure nouvelle qu'on aurait dans un moment qui n'est pas très heureux, c'est d'avoir un vaccin qui soit efficace".

"Pour l'instant la grande inquiétude est plutôt dans le Grand-Ouest : la Vendée, la Bretagne, les Pays de Loire parce que ce sont les zones où il y a beaucoup d'élevages, de très grands élevages et en plus, ce sont des élevages où il y avait la ressource génétique, ce qui vient approvisionner une partie du Tarn par exemple. Donc c'est plutôt dans ces zones-là qu'on renforce les mesures de surveillance. Ce sont des zones où on veille à faire en sorte que, quand il y a eu un cas qui n'était pas très lointain, ça ne vienne pas contaminer les autres élevages". 

"En même temps, l'influenza aviaire, c'est quelque chose qui est véhiculé par la faune sauvage donc qu'on ne maîtrise pas vraiment bien. Et la difficulté cette année, c'est que l'influenza est restée sur le sol alors que normalement elle est liée à la migration des oiseaux. Or cette année, il y a eu toute l'année de la grippe aviaire".

Le ministre devait également se rendre au lycée agricole de Capou à Montauban pour rencontrer élèves et enseignants, et visiter le centre d’expérimentation fruits et légumes.

Un débat autour des thématiques de l’eau et du changement climatique, avec les représentants de la filière, a ponctué cette journée de visite du ministre dans le Tarn-et-Garonne.

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