Montauban : le propriétaire tue deux personnes pour 3000 euros de loyers impayés

Les deux femmes ont été tuées dans une maison mitoyenne d'une petite rue du quartier résidentiel de Villebourbon à Montauban. / © Thierry Sentous/FTV
Les deux femmes ont été tuées dans une maison mitoyenne d'une petite rue du quartier résidentiel de Villebourbon à Montauban. / © Thierry Sentous/FTV

Pourquoi Émilie Gayrard et Laura ont elles été tuées le 14 novembre à Montauban ? L'énigme vient d'être résolue. Le propriétaire de la maison du meurtre a reconnu être l'auteur de ce double homicide. Son mobile : 3000 euros de loyers impayés.

Par Sylvain Duchampt

La police judiciaire de Toulouse et la sûreté urbaine de Montauban viennent de mettre fin à un véritable mystère, en à peine 15 jours. Un homme de 57 ans a été interpellé mardi 3 décembre et mis en examen pour le meurtre de deux femmes le 14 novembre dernier. un incroyable rebondissement alors que toutes les accusations se portaient sur le fils et petit ami des deux victimes, Mehdi.
 

L'individu présenté devant la justice n'est autre que le propriétaire de la maison du 6 rue Gamot à Montauban où ont été découverts les corps d'Emilie Gayrard, 38 ans, et celui de la petite amie de son fils, Laura, 18 ans. 

Traces de sang sur le volant

Selon le communiqué de presse du procureur de Montauban, Laurent Czernik, "Ce propriétaire était un homme de 57 ans, habitant à Montauban et vivant des revenus de la vingtaine d’appartements et biens immobiliers qu’il possédait dans cette ville. Au moment de son audition libre lors de l’enquête de flagrance, les enquêteurs observaient un hématome à l'œil de l’intéressé qui indiquait s’être blessé avec une bétonnière." 

Les investigations semblent avoir démontré que le téléphone portable de ce dernier était éteint la nuit des faits. Mais la découverte d'une paire de lunettes avec son ADN sur la scène de crime de la plus jeune victime et des traces de sang de Laura et de son petit ami, Mehdi, sur le volant de sa voiture ont fait craquer le suspect.

Fusils à canons et brouilleurs téléphoniques

Après avoir nié face aux enquêteurs, le loueur a fini par reconnaître son implication dans les meurtres. Le 14 novembre, armé d'un fusil à canons juxtaposés et équipé de brouilleurs téléphoniques, l'homme était venu réclamer 3000 euros de loyers impayés.  

Selon le parquet de Montauban "l'auteur avait pris soin de charger deux cartouches et d’en prendre trois supplémentaires. Il affirmait que la conversation avait dégénéré et qu’il s’était battu avec le fils de la victime. Lors de l’affrontement, deux coups de feu étaient partis, blessant mortellement les deux femmes. Pour l’heure, ses aveux n’expliquaient pas les nombreux coups d’arme blanche reçus par une victime.  
 
 
Le propriétaire a été présenté à un juge d’instruction ce jeudi matin et mis en examen pour double assassinat, sans faire aucun déclaration au magistrat instructeur.

Mehdi, suspecté de l'homicide et mis en examen, a lui été remis en liberté d'office mercredi soir, mettant ainsi en partie fin à un véritable cauchemar.                                                                                                                                                                                                                                                         

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