Albi : cessation définitive d’activité pour l’entreprise Dyrup, les salariés sont en grève

Les salariés de Dyrup, entreprise albigeoise spécialisée dans la production de produits de traitement et de production du bois, sont en grève depuis le 13 novembre. Ils réclament un dédommagement "plus digne", à la hauteur des bénéfices du groupe, alors que leur usine doit fermer en 2020.
 

Par Corinne Carrière

Depuis le mardi 13 novembre, les 38 salariés de la société Dyrup, sont en grève et ne décolèrent pas.
Ils ont déployé sur la façade de l’usine des bâches aux slogans chocs pour exprimer leur désarroi.
 
 Le Président de Dyrup France, Alain Camps, est actuellement sur place. Le groupe a annoncé la fermeture définitive du site d’ici fin août 2020. Des négociations sont en cours avec les syndicats pour tenter de trouver un accord.


Les salariés dénoncent une volonté de délocalisation 

Les salariés maintiennent la pression et poursuivent leur mouvement de grève. Ils dénoncent le projet de "cessation totale et définitive de l'activité" et parlent de stratégie de délocalisation du groupe.

"La grève est totale, Dyrup est une société qui gagne de l’argent, c’est une cessation d'activité pour raison économique  maquillée, la plupart de nos produits vont être fabriqués en Pologne ou au Danemark."  Denis Martin, secrétaire du CSE Dyrup


Les salariés veulent partir dignement

Dyrup appartient au groupe PPG qui a réalisé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros en 2018. Le groupe aurait versé plus de 9% de dividendes à ses actionnaires. Sur le site albigeois, les salariés ne décolèrent pas et souhaitent obtenir un accompagnement plus "digne ". Ils réclament 24 mois de congés de reclassement et un dédommagement de 80.000 euros par salarié.

"On veut des procédures d’accompagnement à la hauteur de la puissance financière du groupe PPG.
Les salariés ont plus de 40 ans et souvent plus de 20 ans de boîte, il faut mettre en place des moyens conséquents pour leur permettre de rebondir sur un bassin d’emploi compliqué". Denis Martin, secrétaire du CSE Dyrup


Aucun accord n’est pour le moment trouvé, les négociations avec la direction se poursuivent.
Dyrup aurait proposé à certains salariés des emplois situés à près de 100 kilomètres de leur domicile.
Des experts sont actuellement mandatés pour étudier la situation financière de l’entreprise, les 38 salariés devraient être fixés sur leur sort le 23 novembre prochain.

 

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