Covid : avec le quatrième taux d'incidence de France, les chiffres de l'épidémie dans le Tarn inquiètent

L’évolution de l’épidémie de covid-19 dans le Tarn suscite l’inquiétude. Avec un taux d’incidence de 287 pour 100 000 habitants, c'est le quatrième département où l'indicateur est le plus élevé derrière les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Var. 

L'épidémie de Covid-19 s'étend dans le Tarn et la situation sanitaire préoccupe les autorités. D'après les derniers chiffres communiqués par la Préfecture : le département est au quatrième rang français avec un taux d’incidence de 287 pour 100 000 habitants, derrière les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône et le Var. En France, la moyenne est de 210 pour 100 000 habitants.

1500 nouveaux cas par semaine

Dans le Tarn, 1500 nouveaux cas de Covid-19 sont diagnostiqués par semaine. 5% font un passage aux urgences des hôpitaux. Il y a deux fois plus de personnes cas contacts que les semaines précédentes. Selon la Préfète du Tarn, Catherine Ferrier :

La majorité des contaminations se produisent à des moments de convivialité, au moment des repas ou à la pause-café au moment où on enlève le masques. Il faut donc redoubler de vigilance.

Depuis le début de l'épidémie en mars 2020, 234 personnes sont décédées en établissement de santé dans le Tarn.

Un relâchement

Les Tarnais seraient-ils moins respectueux des gestes barrières ? Difficile d'avoir des certitudes. Il y a beaucoup d'étudiants, une population qui "supporterait moins" les interdits, les habitants du Tarn reçoivent-ils plus qu'ailleurs ? La Préfète Catherine Ferrier explique : 

Je vois encore des gens dans la rue qui s'embrassent ! Je pense que les Tarnais n'ont pas assez peur de cette maladie. Les plus touchés, sans compter les personnes en Ehpad, sont les 20/40 ans. Le virus est partout. Il faut vraiment se contenir et faire des efforts.

Pas de nouvelles restrictions pour l'instant

La préfecture n'envisage pas de mettre en place de nouvelles mesures de restrictions pour faire baisser ces chiffres. Pour permettre aux équipes médicales de gérer l'afflux de malades, des opérations chirurgicales non urgentes ont été déprogrammées.

Comme dans tous les départements, la campagne de vaccination se poursuit. 15 646 injections ont été réalisées.

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