Disparition de Delphine Jubillar : rebondissement, son mari Cédric est dans la maison avec les experts de la gendarmerie

A Cagnac-les-Mines (Tarn) les jours se suivent et l'enquête continue sur la disparition de Delphine Jubillar : ce mercredi matin 6 janvier de nouveaux experts sont à pied d'oeuvre pour renforcer l'équipe des enquêteurs et approfondir les investigations dans et autour de la maison de la jeune femme.

Au centre de cette photo, quelques-uns des nombreux véhicules d'experts garés devant la maison de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn) ce mercredi matin.
Au centre de cette photo, quelques-uns des nombreux véhicules d'experts garés devant la maison de Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn) ce mercredi matin. © Myriam Brisse / FTV

Pas moins de cinq experts de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), spécialisés dans les constatations et les expertises complexes, sont à pied d'oeuvre ce mercredi matin 6 janvier, pour sonder la maison où résidait l'infirmière âgée de 33 ans, avec ses deux enfants de 6 ans et 18 mois et son mari, à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, à moins de 10 km au nord d'Albi le chef-lieu du département.

Le mari présent avec les gendarmes

En réponse à "une demande particulière" de la gendarmerie, le mari de la disparue Cédric Jubillar est ce midi à l'intérieur de la maison aux côtés des nouveaux experts dépêchés sur les lieux.

On ignore encore, pour le moment, s'il a été convoqué sous le régime de la garde-à-vue ou comme simple témoin de l'affaire.

Cédric Jubillar, le mari de Delphine (à droite sur la photo) est aux côtés des experts de la gendarmerie qui enquêtent dans sa propre maison.
Cédric Jubillar, le mari de Delphine (à droite sur la photo) est aux côtés des experts de la gendarmerie qui enquêtent dans sa propre maison. © Marie-Pierre Volle / MaxPPP

Placée sous scellés, cette villa a déjà fait depuis plusieurs jours l'objet d'expertises et de diverses formes d'analyse, qui se sont jusqu'à présent révélées vaines.

Les journalistes tenus à distance

Hier déjà, des recherches ont été effectuées sur un terrain en contrebas de la maison. Un large périmètre avait été bouclé autour de celle-ci et les gendarmes s'y sont activés jusqu'à 16h30.

Ce périmètre de sécurité a de nouveau été mis en place ce matin : les journalistes (comme les curieux) sont tenus à l'écart et la photo d'illustration du présent article a dû être prise de très loin.

Après les battues, place aux experts

Voilà déjà trois semaines que les investigations sont menées, depuis le signalement de la disparition de Delphine Jubillard, dans la nuit du 15 au 16 décembre dernier.

Après avoir publié un appel à témoins, les gendarmes chargés de l'enquête ont même lancé un appel à la mobilisation de la population pour mener des battues sur le terrain.

Le mercredi 23 décembre des centaines d'habitants de Cagnac et des environs y ont participé, démontrant l'émotion éprouvée par la population locale et son implication pour tenter de faire avancer les recherches de la disparue.

On scanne des murs et un portable

Ce mercetdi matin, ce sont des techniques ultra-sophistiquées qui sont employées afin de scanner la villa à l'aide d'un géo-radar : deux experts dans la modélisation de scène de crime sont venus de Pontoise (95) pour tenter de déterminer si un corps a pu être dissimulé dans les murs ou sous une chape de béton de cette maison encore en construction.

Trois autres experts de l'IRCGN sont également mobilisés : ils sont spécialisés dans l'analyse de toutes les traces numériques.

Techniques de pointe

Ce terme regroupe tout ce qui peut figurer dans un smartphone - photos, messages, appels - mais aussi le "bornage", c'est-à-dire les relais de téléphonie mobile actionnés par ce portable, en quel lieu, quel jour et à quelle heure.

La même technique d'analyse peut être appliquée aux "objets connectés" éventuellement utilisés par le couple : prises wifi, capteurs de mouvements, caméras de surveillance et autres systèmes d'alarme anti-intrusion, mais aussi robots-aspirateurs ou thermostats de chauffage, etc.

Des chiens dressés pour la recherche de traces de corps humains du CNICG (Centre national d'instruction cynophile de la gendarmerie) de Gramat (Lot) devraient également être amenés sur place, afin d'exploiter leur flair légendaire.

 

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