La justice condamne un homme ayant refusé de serrer la main de la préfète du Tarn car elle est une femme

Un homme vient d'être condamné par le tribunal de police de Bourges (Cher) pour comportement sexiste portant atteinte à la dignité. En janvier dernier, il avait refusé de serrer la main de Catherine Ferrier, actuelle préfète du Tarn, alors en poste dans le Cher, car elle était une femme. 

Catherine Ferrier, actuellement en poste à Albi dans le Tarn, a été préfète du Cher entre 2018 et 2020.
Catherine Ferrier, actuellement en poste à Albi dans le Tarn, a été préfète du Cher entre 2018 et 2020. © AFP
L'homme, musulman, n'avait pas accepté de serrer la main de Catherine Ferrier, actuelle préfète du Tarn, alors en poste dans le Cher, au motif qu'elle était une femme et que sa religion le lui interdisait. Pour ce refus, le tribunal de police de Bourges (Cher) l'a condamné à une amende de 750 euros et à verser 1.500 euros de dommages et intérêts, rapporte Le Berry Républicain le jeudi 24 septembre. La justice estime ce comportement comme "sexiste" et "portant atteinte à la dignité".

Selon le quotidien départemental, les faits se sont déroulés le 7 janvier dernier à la préfecture du Cher. Quelques jours avant sa nomination dans le Tarn, Catherine Ferrier accueille du public venu pour des démarches administratives. Parmi eux, un homme refuse de lui serrer la main. Celui-ci met en avant sa religion musulmane. 

Deux refus en moins d'un an

La représentante de l'Etat décide alors de déposer plainte pour propos ou comportement à connotation sexuelle ou sexiste portant atteinte à la dignité ou créant une situation intimidante hostile ou offensante imposée à une personne (Article 621-1 du code pénal). 


Quelques mois plus tôt, la scène avait déjà eu lieu lors lors d'une cérémonie en hommage au colonel Arnaud Beltrame. Le même homme, représentant de l'association Ditib Vierzon (ex-association des travailleurs turcs de la seconde ville du Cher), avait une première fois refusé de serrer la main de la haute fonctionnaire.
 
Les membres de l'association turque s'étaient pas la suite excusés auprès de la préfète du Cher. Catherine Ferrier avait alors publié leurs lettres d'excuses sur les réseaux sociaux.
 
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